NapseflowNapseflow
Géopolitique

Quelle géopolitique pour la primaire socialiste ?

Le Grand Continent · mis à jour 6 oct.

Nous avons interrogé les cinq candidats. Voici leurs réponses L’article Quelle géopolitique pour la primaire socialiste ? est apparu en premier sur Le Grand Continent..

Contexte géopolitique 2027

L'article analyse les enjeux géopolitiques majeurs qui entourent la primaire socialiste française prévue les 9 et 10 octobre 2026, à l'approche de l'élection présidentielle de 2027. Les questions internationales, de sécurité et de défense occupent une place centrale dans ce scrutin, dans un contexte où le paysage géopolitique reste instable. Cinq candidats du « pôle socialiste et démocratique » ont été interrogés sur leurs positions concernant des crises majeures comme la guerre en Ukraine, les tensions au Moyen-Orient et les relations avec la Russie. L'article souligne que ces enjeux ne sont pas seulement théoriques : ils déterminent directement l'avenir de la France et de l'Europe. Les candidats doivent se positionner sur des sujets complexes comme le soutien à l'Ukraine, la lutte contre l'influence russe, ou encore la résolution des conflits au Proche-Orient, tout en tenant compte des contraintes économiques et sociales internes.

Guerre en Ukraine : positions

Les cinq candidats de la primaire socialiste présentent des visions contrastées sur la guerre en Ukraine, mais tous s'accordent sur la nécessité de soutenir militairement et financièrement l'Ukraine face à l'agression russe. Olivier Faure, Raphaël Glucksmann, Jérôme Guedj et Emmanuel Maurel insistent sur l'importance de poursuivre l'aide à l'Ukraine, y compris en livrant des armes comme les missiles SCALP, et en utilisant les 210 milliards d'euros d'avoirs russes gelés en Europe pour financer la résistance ukrainienne. Faure et Glucksmann rejettent catégoriquement l'idée de renouer avec la Russie de Poutine, estimant que cela reviendrait à récompenser l'agresseur et à encourager de futures agressions. Ségolène Royal, seule candidate à ne pas avoir répondu directement aux questions, adopte une position plus nuancée : elle défend à la fois le soutien à l'Ukraine et la nécessité de négociations pour un cessez-le-feu, tout en critiquant l'absence de prévention avant l'invasion russe de 2022. Tous les candidats soulignent l'urgence de renforcer la défense européenne et de protéger les infrastructures critiques françaises contre les cyberattaques et les sabotages russes.

Défense européenne autonome

Un consensus émerge parmi les candidats sur la nécessité de bâtir une défense européenne autonome, indépendante des États-Unis, pour réduire la dépendance de l'Europe face aux crises géopolitiques. Olivier Faure et Raphaël Glucksmann insistent sur l'idée que la sécurité de la France et de l'Europe ne peut plus être confiée à d'autres. Ils proposent de financer ce réarmement en augmentant les contributions des plus aisés, sans sacrifier les services publics comme les hôpitaux ou les écoles. Glucksmann souligne que la guerre en Ukraine a révélé la vulnérabilité européenne face aux attaques hybrides russes, comme les cyberattaques contre des hôpitaux ou les sabotages de bases militaires. Emmanuel Maurel propose d'augmenter le budget militaire français à 3 % du PIB, contre 2,5 % prévus par la loi de programmation militaire actuelle. L'objectif est de créer un bouclier anti-aérien pour protéger le ciel ukrainien, sur le modèle de ce qui a été fait pour protéger Abou Dhabi, et de renforcer la résilience des infrastructures critiques en France.

Moyen-Orient : rôle de la France

Les candidats abordent la question du Moyen-Orient sous l'angle du droit international et de la défense des droits humains. Olivier Faure défend une position équilibrée : il condamne sans réserve les attaques du Hamas du 7 octobre 2023, mais insiste sur l'illégitimité des réponses israéliennes à Gaza, qu'il qualifie de « génocide » en référence à la Convention de 1948. Il propose de suspendre le volet commercial de l'accord d'association entre l'Union européenne et Israël, d'interdire les produits issus des colonies israéliennes, et de sanctionner les colons violents. Raphaël Glucksmann va plus loin en appelant à une pression européenne forte pour faire cesser les crimes à Gaza et en Cisjordanie, et à soutenir la Cour pénale internationale, attaquée par les États-Unis. Tous deux soulignent la nécessité de reconnaître l'État de Palestine et de travailler à son émergence. Sur l'Iran, Faure et Glucksmann prônent une négociation sous contrôle international pour empêcher la prolifération nucléaire, tout en soutenant les mouvements de contestation internes contre le régime des mollahs. Enfin, ils proposent de construire des partenariats avec les monarchies du Golfe sans sacrifier les droits humains.

Ce que ça pourrait changer

Les candidats s'accordent sur l'urgence de stabiliser le Moyen-Orient pour éviter une escalade des conflits qui menacerait la sécurité européenne. Glucksmann met en garde contre la dépendance énergétique de l'Europe, illustrée par la crise pétrolière actuelle, qui rend l'Union vulnérable face à des régimes hostiles comme l'Iran ou les monarchies du Golfe. Il souligne que les crises au Moyen-Orient, comme la guerre à Gaza ou les tensions avec l'Iran, ont des répercussions directes sur l'Europe, notamment via des attaques hybrides ou des perturbations des approvisionnements en énergie. Faure et Glucksmann insistent sur la nécessité de renforcer la souveraineté du Liban en œuvrant au désarmement du Hezbollah et en faisant pression sur Israël pour éviter une nouvelle escalade. Ils proposent également de soutenir les voix israéliennes et palestiniennes modérées pour relancer un processus de paix, tout en condamnant les violations du droit international des deux côtés. L'objectif est de rétablir la France comme une référence morale et diplomatique dans la région.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.