Inventé il y a 3 ans, ce nouveau métier payé jusqu’à 300 000€/an étonne car il n’exige aucun diplôme
Ce tout jeune métier à très forte valeur ajoutée n'exige pas de formation spécifique..
En novembre 2025, l’intelligence artificielle ChatGPT a fêté ses trois ans d’existence. Depuis son lancement, d’autres outils similaires comme Gemini (remplaçant de Bard chez Google), Midjourney, Dall-E ou Claude d’Anthropic ont émergé. Ces algorithmes, accessibles gratuitement en ligne, permettent à quiconque d’obtenir des informations ou des services, mais avec des résultats variables en termes de précision et de qualité. Communiquer efficacement avec ces IA est devenu une compétence à part entière, donnant naissance à un nouveau métier : l’ingénieur de saisie, aussi appelé prompt engineer en anglais. Ce poste, apparu il y a seulement trois ans, ne nécessite aucun diplôme spécifique, ce qui le rend particulièrement surprenant dans un marché du travail souvent exigeant en qualifications formelles.
Le prompt engineer est un expert dans l’art de formuler des requêtes pour les intelligences artificielles. Son objectif est d’obtenir des réponses précises, fluides et adaptées aux besoins des utilisateurs ou des entreprises. Contrairement à une utilisation basique de ces outils, ce métier demande une réelle maîtrise pour des tâches complexes comme la rédaction de code informatique, la détection d’anomalies, la création de présentations (PowerPoint), la conception de modèles ou la génération d’images. Les compétences en dialogue avec les IA sont donc essentielles, mais il n’existe pas encore de formations dédiées à ce métier émergent. La pratique et l’expérience restent les principaux moyens de se former.
Pour exercer ce métier, il faut avant tout de la patience et une capacité à reformuler ses questions de manière itérative. Les personnes ayant des compétences en informatique disposent d’un avantage, mais ce poste reste accessible à tous. L’entraînement régulier avec les outils d’IA permet de développer une expertise reconnue. Les employeurs, confrontés à une pénurie de profils qualifiés, sont prêts à rémunérer ces compétences à leur juste valeur. Aux États-Unis, des offres d’emploi pour prompt engineer atteignent jusqu’à 300 000 euros par an, selon Bloomberg. En France, un salaire annuel de 70 000 euros est envisageable pour des postes moins qualifiés dans ce domaine.
L’émergence de ce métier s’inscrit dans un contexte où les entreprises intègrent de plus en plus l’intelligence artificielle dans leurs processus. En mai 2023, IBM a annoncé son intention de remplacer 7 800 emplois par des solutions automatisées. Depuis le lancement de ChatGPT, d’autres entreprises ont suivi cette tendance, réduisant leurs effectifs au profit de l’IA. Dans ce paysage, les prompt engineers deviennent des acteurs clés pour optimiser l’utilisation de ces outils et maximiser leur efficacité. Leur rôle est donc stratégique pour les organisations souhaitant tirer parti des avancées technologiques sans perdre en qualité ou en précision.
Ce métier n’est pas une tendance passagère, mais une évolution durable du marché du travail. Les compétences en interaction avec les IA seront probablement très recherchées dans les années à venir. Même en dehors d’un cadre professionnel, développer ces aptitudes peut s’avérer utile au quotidien. Les entreprises et les particuliers peuvent ainsi tirer parti des outils d’IA pour des tâches variées, allant de la recherche d’informations à la création de contenus. L’apprentissage de ces compétences reste donc un investissement pertinent, tant sur le plan professionnel que personnel.

