Du jamais-vu pour le Starship ? Trois semaines après son premier vol orbital, la fusée géante devrait revoler, et peut-être deux fois en octobre
Un document de la FAA, l'autorité américaine de l'aviation civile, cale le 15e vol du Starship au plus tôt le 19 octobre 2026. Ce serait trois semaines seulement après le premier vol orbital de la fusée géante, ce lundi 28 septembre..
Le Starship, fusée géante développée par SpaceX, un acteur privé du secteur spatial, devrait effectuer un deuxième vol orbital dans les trois semaines suivant son premier essai, un calendrier exceptionnellement rapide. Le premier vol orbital du Starship a eu lieu le 20 septembre 2026, marquant une étape majeure pour ce lanceur conçu pour transporter des humains vers la Lune et Mars. La fusée mesure environ 120 mètres de haut, ce qui en fait la plus grande jamais construite, dépassant largement les fusées classiques comme Ariane 5 ou la Saturn V. Son objectif est de réduire drastiquement le coût des missions spatiales grâce à sa réutilisabilité totale, un concept où les deux étages de la fusée (le booster Super Heavy et l'étage supérieur Starship) sont conçus pour revenir sur Terre et être réutilisés. Ce premier vol, bien que partiellement réussi, a permis de valider des technologies clés comme le décollage et la séparation des étages.
Selon les informations disponibles, SpaceX prévoit d'effectuer deux nouveaux vols orbitaux du Starship en octobre 2026, un rythme inédit pour ce type de lanceur. Ces lancements s'inscrivent dans une stratégie de tests intensifs visant à améliorer rapidement la fiabilité et les performances de la fusée. Le premier vol orbital du Starship, bien que spectaculaire, s'est soldé par un échec partiel : la fusée a explosé peu après sa séparation, mais les données recueillies ont été jugées exploitables par les ingénieurs. SpaceX, fondée par Elon Musk, mise sur cette rapidité pour accélérer les itérations et corriger les problèmes techniques. Ces essais sont cruciaux pour préparer les futures missions lunaires du programme Artemis de la NASA, qui prévoit d'utiliser une version modifiée du Starship comme alunisseur.
Le Starship représente un pari technologique et économique pour SpaceX, avec un coût de développement estimé à plusieurs milliards de dollars. Contrairement aux fusées traditionnelles, qui sont généralement utilisées une seule fois, le Starship est conçu pour être entièrement réutilisable, ce qui pourrait diviser par dix le coût d'un lancement. Par exemple, un vol avec une fusée classique comme Ariane 5 coûte environ 150 millions d'euros, tandis que SpaceX vise un objectif de moins de 10 millions d'euros par vol pour le Starship. Cette réduction des coûts pourrait révolutionner l'accès à l'espace, en rendant les missions spatiales plus accessibles aux entreprises privées et aux gouvernements. Cependant, la réussite de ces vols d'essai est essentielle pour convaincre les partenaires, comme la NASA, de la fiabilité du système.
Le calendrier serré de SpaceX s'inscrit dans un contexte où la course à l'espace s'intensifie, avec des acteurs comme la Chine, l'Inde et l'Europe qui développent leurs propres lanceurs lourds. Le Starship est particulièrement stratégique pour les États-Unis, car il doit servir de véhicule principal pour les missions habitées vers la Lune dans le cadre du programme Artemis, prévu pour 2027. La NASA a déjà signé un contrat de 2,9 milliards de dollars avec SpaceX pour développer une version lunaire du Starship. Les deux vols prévus en octobre 2026 sont donc cruciaux pour valider les progrès réalisés et préparer les étapes suivantes, comme les tests en orbite basse et les missions habitées.
Malgré l'optimisme de SpaceX, les défis restent nombreux pour le Starship. Les deux vols prévus en octobre 2026 seront des tests à haut risque, avec un risque élevé d'échec ou d'explosion, comme cela a été le cas lors du premier vol. Les ingénieurs devront analyser les données recueillies pour corriger les problèmes techniques, notamment ceux liés à la séparation des étages ou à la rentrée atmosphérique. Par ailleurs, la réutilisabilité totale du Starship n'a pas encore été démontrée en conditions réelles, un point clé pour atteindre les objectifs de coût. Enfin, la concurrence dans le secteur spatial s'accroît, avec des acteurs comme Blue Origin ou la Chine qui développent des alternatives compétitives.

