Dans “Pompéi”, Tom Hiddleston raconte la lutte de Romains ordinaires pour survivre
Mis en ligne sur Disney+ le 23 juillet, “Pompéi” retrace le destin de quatre Romains tentant de survivre à l’éruption volcanique qui a englouti la cité antique. La série documentaire est parfois un peu kitsch, mais très engageante, estime la presse britannique..
La série documentaire Pompéi, diffusée sur Disney+ depuis le 23 juillet, raconte l’éruption dévastatrice du Vésuve en l’an 79 qui a détruit les villes romaines de Pompéi et d’Herculanum. Le projet est présenté par l’acteur britannique Tom Hiddleston, connu pour ses rôles dans les films Marvel. Contrairement à ses apparitions cinématographiques, Hiddleston adopte ici une approche historique en mêlant reconstitutions dramatiques et interviews d’experts. La série met en scène quatre Romains ordinaires aux parcours très différents : Avianius, un jeune apprenti forgeron issu d’une famille modeste, Julia Felix, une riche propriétaire convertissant son domaine en lieu de villégiature, et un soldat d’élite de la garde prétorienne stationné à Herculanum, une cité réservée à l’élite romaine. L’objectif est de montrer leur lutte pour survivre lors de cette catastrophe naturelle.
Tom Hiddleston joue un rôle central dans le documentaire en incarnant un narrateur qui voyage dans le temps, s’inspirant de son personnage de Loki dans l’univers Marvel. Cette approche, qualifiée de kitsch par le magazine New Scientist, vise à rendre le sujet plus accessible au grand public. Hiddleston utilise des techniques de jeu théâtral pour dynamiser les reconstitutions, comme figer une scène et la faire pivoter pour montrer une alternative possible, illustrant ainsi l’impact des choix sur les destins individuels. Son enthousiasme pour l’histoire romaine, né lors d’un voyage à Naples, transparaît dans la série. Il y partage également son parcours personnel, expliquant comment cette visite a inspiré son intérêt pour les lettres classiques et sa carrière d’acteur.
La série combine plusieurs formats pour immerger le spectateur dans l’époque romaine. Elle alterne entre des interviews d’experts (archéologues, historiens) et des reconstitutions dramatiques où Hiddleston apparaît aux côtés d’acteurs jouant des Romains. Le documentaire utilise des procédés narratifs inspirés de la fiction, comme des retours en arrière ou des changements de perspective, pour rendre l’histoire plus vivante. Cependant, cette approche n’est pas sans risques : le quotidien The Guardian souligne que l’association d’une célébrité à un documentaire historique ne fonctionne pas toujours, notamment lorsque des scientifiques sont contraints de jouer la comédie. Malgré cela, New Scientist estime que la série parvient à être à la fois divertissante et informative grâce à l’énergie de Hiddleston.
L’éruption du Vésuve en 79 a marqué un tournant dans l’histoire romaine, ensevelissant Pompéi et Herculanum sous une couche de cendres et de pierres ponces. Ces villes, situées près de l’actuelle Naples en Italie, étaient des centres économiques et culturels majeurs. Pompéi, ville modeste, abritait une société diverse, tandis qu’Herculanum, plus luxueuse, était prisée par l’élite. L’archéologue Gabriel Zuchtriegel, cité dans l’article, révèle que les fouilles récentes ont montré une société plus fragile qu’on ne le pensait, soulignant la vulnérabilité des infrastructures et des populations face aux catastrophes naturelles. La série documentaire s’appuie sur ces découvertes pour illustrer les défis rencontrés par les Romains ordinaires lors de cette tragédie.
La série *Pompéi* a suscité des réactions variées parmi les critiques. Le magazine *New Scientist* salue l’enthousiasme communicatif de Tom Hiddleston, le qualifiant d’atout majeur pour capter l’attention du public. Cependant, *The Guardian* nuance cette approche, rappelant que l’utilisation d’une célébrité pour rendre un documentaire plus attractif peut parfois échouer, notamment lorsque les scientifiques sont mis en scène de manière artificielle. Malgré ces réserves, la série est considérée comme un succès en termes de vulgarisation, grâce à son mélange de rigueur historique et de narration accessible. Elle s’inscrit dans une tendance croissante des documentaires historiques à intégrer des éléments de fiction pour capter l’intérêt des spectateurs.

