J’ai essayé les lunettes Meta VR et c’est exactement ce qu’Apple aurait dû faire du Vision Pro
Une semaine avant la conférence Meta Connect, j'ai essayé les premières lunettes de réalité virtuelle du groupe de Mark Zuckerberg : les Meta VR Glasses. Le concept ridiculise les gros casques qui pèsent plusieurs centaines de grammes : Meta a réussi à miniaturiser un casque VR avec des écrans Micro OLED dans une paire de lunettes de 100 grammes.
Meta a dévoilé les Meta VR Glasses, des lunettes de réalité virtuelle miniaturisées pesant seulement 100 grammes, bien loin des casques VR traditionnels qui pèsent plusieurs centaines de grammes. Contrairement aux casques classiques, ces lunettes ne visent pas à immerger l'utilisateur dans un monde virtuel, mais plutôt à remplacer les écrans classiques pour des usages multimédias comme le visionnage de films, le sport en direct ou le télétravail. Leur design s'inspire des lunettes classiques, avec des branches et des écrans Micro OLED offrant une définition 5K par œil. Le produit est conçu pour être porté au quotidien, avec une batterie externe et un ordinateur déporté, ce qui permet de brancher des appareils comme une console via HDMI. Le prix de lancement est fixé à 1 299 dollars, prévu pour le printemps 2027.
Les Meta VR Glasses se distinguent du Vision Pro d'Apple par leur légèreté (100 grammes contre plusieurs centaines pour le Vision Pro) et leur prix bien inférieur (1 299 dollars contre 3 999 euros pour le Vision Pro). Contrairement à Apple, qui semble abandonner progressivement l'informatique spatiale (interaction avec des éléments virtuels dans l'espace réel), Meta mise encore sur cette technologie. Les lunettes utilisent des lentilles pancake, similaires à celles du Meta Quest 3, et abandonnent les manettes au profit d'un suivi oculaire et de gestes des mains. Leur champ de vision est de 70 degrés, ce qui limite l'immersion totale mais reste adapté aux usages proposés. La batterie et l'ordinateur sont déportés, ce qui réduit le poids sur le visage.
Meta cible trois usages principaux pour ses Meta VR Glasses : le cinéma, le sport et le télétravail. Pour le cinéma, les lunettes sont certifiées IMAX Enhanced et proposent du Dolby Vision et du Dolby Atmos, avec des partenariats avec Disney+, HBO Max, Paramount+ et Peacock pour des contenus en 3D et des formats innovants comme des films Marvel ou Star Wars où le décor change autour de l'utilisateur. Pour le sport, Meta promet plus de 100 événements en direct par an, comme des matchs de NBA en 3D à 180 degrés. Enfin, pour le télétravail, les lunettes permettent d'afficher jusqu'à trois écrans virtuels, avec un clavier et un trackpad projetés sur une table, contrôlés par les doigts de l'utilisateur. Ces fonctionnalités sont présentées comme plus pratiques que celles du Vision Pro.
Les Meta VR Glasses intègrent une dizaine de capteurs pour filmer la réalité et la retransmettre dans les écrans, tout en suivant le regard et les mains de l'utilisateur. Elles utilisent la puce Snapdragon Reality Elite, une première dans l'industrie, et supportent les cartes Micro SD Express pour le stockage. Les écrans Micro OLED offrent une résolution de 37 pixels par degré, avec une définition 5K par œil. Les lunettes permettent aussi de brancher des appareils externes comme une console via HDMI, ce qui étend leurs fonctionnalités. Leur design compact et léger les rend plus portables que les casques VR traditionnels, mais elles restent un produit intrusif car elles se placent devant les yeux.
Le prix des Meta VR Glasses (1 299 dollars) les place en concurrence directe avec le Vision Pro d'Apple, mais aussi avec des produits moins chers comme les lunettes RayNeo Air 4 Pro (330 euros), qui projettent un grand écran devant les yeux sans offrir de réalité virtuelle. Ces alternatives chinoises pourraient menacer Meta si les consommateurs privilégient un écran 2D simple plutôt qu'une expérience immersive. Meta mise sur la qualité de ses contenus partenaires pour se différencier, avec des partenariats avec Disney+, HBO Max et des droits sportifs. Cependant, le succès du produit reste incertain : si le grand public ne l'adopte pas, la réalité virtuelle pourrait être définitivement enterrée jusqu'à l'arrivée de lunettes de réalité augmentée comme le projet Orion.
Meta présente les *Meta VR Glasses* comme une « dernière chance » pour la réalité virtuelle grand public. Le produit est conçu pour être plus accessible et portable que les casques VR existants, mais il reste un objet intrusif qui se place devant les yeux. Son succès dépendra de l'adoption des usages proposés (cinéma, sport, télétravail) et de la disponibilité des contenus adaptés. Meta compte sur des partenariats avec des studios de cinéma et des diffuseurs sportifs pour enrichir son catalogue. Si le produit échoue, cela pourrait signifier la fin de la réalité virtuelle grand public, du moins dans sa forme actuelle. À l'inverse, un succès pourrait relancer l'intérêt pour cette technologie et inciter d'autres acteurs comme Samsung ou Google à développer des produits similaires.

