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Le nouveau super-porte-avions américain devrait arriver au printemps 2027

Science & Vie · mis à jour il y a 4 j

Construire un porte-avions exige des années de chantier et des milliards de dollars. Aux États-Unis, l’un de ces géants vient de franchir ses derniers essais en mer.

Un géant des mers

Les États-Unis préparent la mise en service d’un nouveau porte-avions, un navire de guerre de très grande taille, surnommé super-porte-avions. Ce type de bâtiment est conçu pour servir de base mobile à une flotte aérienne militaire. Il permet de déployer des avions de combat, des hélicoptères et des drones sur de longues distances, sans dépendre de bases terrestres. Ce futur navire, nommé USS Enterprise (CVN-80), sera le troisième porte-avions de la classe Gerald R. Ford, une génération de navires plus modernes et plus performants que les précédents. Avec une longueur estimée à 337 mètres et un déplacement de près de 100 000 tonnes, il sera l’un des plus grands navires de guerre au monde. Sa construction représente un investissement colossal pour la marine américaine, reflétant l’importance stratégique de ces équipements dans la projection de puissance militaire.

Un calendrier précis

Selon les dernières informations, la livraison de l’USS Enterprise est prévue pour le printemps 2027. Cette date marque une étape clé dans un projet lancé il y a plusieurs années. La construction du navire a commencé en 2017 dans les chantiers navals de Newport News Shipbuilding, en Virginie, où sont également construits les autres porte-avions de la classe Ford. Ce calendrier serré s’inscrit dans une stratégie de modernisation accélérée de la flotte américaine, face à l’évolution des menaces géopolitiques. Le navire devra subir une série de tests techniques et d’essais en mer avant sa mise en service opérationnel, un processus qui peut prendre plusieurs mois après sa livraison.

Des innovations majeures

La classe Gerald R. Ford introduit plusieurs innovations technologiques par rapport aux porte-avions précédents, comme la classe Nimitz. Parmi les améliorations, on trouve un système de propulsion plus efficace, une réduction de 25 % du nombre de marins nécessaires à bord grâce à l’automatisation, et un système de catapultes électromagnétiques (EMALS) remplaçant les catapultes à vapeur. Ces catapultes, plus précises et moins gourmandes en énergie, permettent de lancer des avions plus lourds ou plus rapidement. Le navire intègre également un radar de nouvelle génération, le AN/SPY-3, qui améliore la détection des menaces aériennes et de surface. Ces avancées visent à augmenter la capacité opérationnelle et la résilience du porte-avions face aux défis modernes.

Un enjeu stratégique

Les porte-avions américains jouent un rôle central dans la politique de défense des États-Unis, permettant de projeter une puissance militaire partout dans le monde sans dépendre d’alliés ou de bases permanentes. L’USS Enterprise s’inscrit dans cette logique, avec une capacité à embarquer jusqu’à 75 aéronefs, dont des avions de combat F-35C et des drones. Son déploiement pourrait renforcer la présence américaine en Asie-Pacifique, une région où les tensions géopolitiques, notamment avec la Chine, sont en augmentation. La construction de ce navire s’inscrit donc dans un contexte de rivalité militaire accrue, où la supériorité navale reste un pilier de la stratégie américaine.

Ce que ça pourrait changer

Le budget alloué à la construction de l’*USS Enterprise* s’élève à environ 15 milliards de dollars, un montant qui inclut non seulement la coque et les systèmes embarqués, mais aussi les années de recherche et développement nécessaires. Ce coût reflète la complexité technologique et la taille colossale du navire. À titre de comparaison, les porte-avions de la classe *Nimitz*, construits dans les années 1970, coûtaient environ 4,5 milliards de dollars chacun (soit l’équivalent de 20 milliards de dollars aujourd’hui). Cette augmentation des coûts s’explique par l’intégration de technologies de pointe et par les normes de sécurité et de performance plus strictes imposées aujourd’hui.

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