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PSPP formera mercredi son équipe de ministres

Le Devoir · mis à jour il y a 15 j

Le chef du Parti québécois doit aussi devenir officiellement le chef du gouvernement québécois..

Nomination du PM

Paul St-Pierre Plamondon, chef du Parti québécois (PQ), deviendra officiellement premier ministre du Québec mercredi 15 octobre 2026, lors d'une cérémonie à Québec. Cette étape marque son entrée en fonction et celle de son gouvernement. Il devra prêter serment devant les invités, dont des élus locaux et des représentants autochtones, en promettant d'exercer ses fonctions avec honnêteté et justice. Contrairement aux traditions, la lieutenante-gouverneure Manon Jeannotte n'assistera pas à la cérémonie, car le PQ prévoit abolir son poste, symbole de la monarchie britannique. Elle signera les actes de nomination depuis son bureau, une étape administrative obligatoire pour valider la formation du gouvernement.

Conseil des ministres

Le nouveau Conseil des ministres, ou cabinet, sera réduit à une vingtaine de membres, contre 28 lors du dernier mandat de la Coalition avenir Québec (CAQ). Ce choix vise à réduire les coûts de fonctionnement de l'État et à simplifier la gouvernance. Parmi les priorités annoncées figurent la lutte contre l'itinérance, la baisse de la taxe sur l'essence et la reprise du contrôle sur l'immigration en diminuant les seuils d'accueil. Le PQ nommera également un ministre responsable du processus d'indépendance, chargé de préparer un éventuel référendum sur la souveraineté du Québec. Les ministres devront commencer leur travail dès le 21 octobre 2026 pour répondre aux urgences sociales.

Représentation régionale

Un défi majeur pour Paul St-Pierre Plamondon sera de composer un gouvernement reflétant les 17 régions administratives du Québec, alors que le PQ dispose de peu de députés dans certaines zones clés. Par exemple, le parti n'a que deux élus à Montréal (dont le chef lui-même), un seul en Outaouais et aucun dans la Capitale-Nationale, où se trouve Québec. Pour remédier à cette situation, le premier ministre a indiqué qu'il ne serait pas responsable de la région de la capitale. Pascal Paradis, ancien député de Jean-Talon et nouvellement nommé négociateur en chef du Québec, a confirmé que des ajustements seraient annoncés dans les prochains jours pour équilibrer cette représentation.

Priorités immédiates

Les 100 premiers jours du gouvernement seront marqués par des actions concrètes pour répondre aux urgences sociales et économiques. Parmi les mesures prévues figurent le déblocage d'un budget spécial pour lutter contre l'itinérance, la réduction de la taxe sur l'essence, et la création d'un Secrétariat à l'efficacité gouvernementale et à l'allègement réglementaire, chargé de simplifier les règles administratives. Le premier ministre souhaite également reprendre le contrôle du système d'immigration en diminuant les seuils d'accueil. Pour préparer les élus à leurs nouvelles fonctions, une formation sera organisée dès le 16 octobre 2026 avec l'ex-première ministre Pauline Marois et Jean Royer, ancien chef de cabinet de Jacques Parizeau. Cette session sera décrite comme un mini-MBA pour élus.

Ce que ça pourrait changer

La session parlementaire devrait débuter à la fin du mois de novembre 2026, après la formation du gouvernement. D'ici là, les ministres péquistes auront pour mission de préparer les dossiers prioritaires. Parmi les projets à venir, un *lancement d'États généraux sur l'éducation* est prévu à l'hiver 2027. Ces États généraux consisteront en une série de consultations publiques pour réformer le système éducatif québécois. Cette initiative s'inscrit dans une démarche plus large de modernisation de l'État, annoncée dès la campagne électorale par le PQ.

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