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Élections Québec : cinq néophytes racontent pourquoi ils se lancent en politique

ICI Radio-Canada · mis à jour 27 sept.

Ils sont de partis opposés, mais ont tous accepté les sacrifices personnels qu'exige une campagne..

Cinq nouveaux candidats

Cinq jeunes candidats, âgés entre 23 et 30 ans, se présentent pour la première fois aux élections québécoises de 2026 sous les couleurs de cinq partis différents. Anne Nguyen représente le Parti québécois (PQ) dans Prévost, Marjolaine Ferron la Coalition avenir Québec (CAQ) à Mirabel, Gisèle Pouhe Njall le parti Québec solidaire (QS) à Rosemont, Laurent Bélisle le Parti libéral du Québec (PLQ) à Laviolette–Saint-Maurice, et Éloïse Coulombe le Parti conservateur du Québec (PCQ) à Charlesbourg. Ces candidats, bien que débutants en politique, ont été sollicités pour leurs compétences spécifiques : expertise en intelligence artificielle pour Anne Nguyen, parcours entrepreneurial pour Marjolaine Ferron, engagement communautaire pour Gisèle Pouhe Njall, attachement régional pour Laurent Bélisle, et expérience électorale pour Éloïse Coulombe, déjà candidate en 2022.

Motivations personnelles

Chaque candidat explique sa décision de se lancer en politique par des raisons personnelles et professionnelles. Anne Nguyen et Marjolaine Ferron ont été approchées par leur parti respectif en raison de leur expertise. Gisèle Pouhe Njall voit sa candidature comme une extension de son engagement communautaire, tandis que Laurent Bélisle souhaite représenter sa région, Laviolette–Saint-Maurice. Éloïse Coulombe, plus expérimentée, y voit une opportunité de poursuivre son implication politique après une première tentative en 2022. Tous partagent une volonté commune : servir les citoyens qu’ils espèrent représenter à l’Assemblée nationale, malgré les sacrifices personnels et les défis que cela implique.

Cynisme des électeurs

Un obstacle majeur rencontré par ces candidats est le désintérêt des citoyens envers les élections. Éloïse Coulombe constate que de nombreux électeurs, notamment des jeunes, ne voient pas l’utilité de voter, pensant que leur voix ne changera rien. Gisèle Pouhe Njall tente de contrer ce cynisme en rappelant les actions concrètes menées par les partis, comme des mesures récentes adoptées par Québec solidaire. Elle souligne que les citoyens demandent des discours plus authentiques et moins vides de sens. Pour ces candidats, le contact direct avec la population est perçu comme un moyen de restaurer la confiance dans le processus démocratique.

Authenticité vs étiquette

Les cinq candidats insistent sur leur volonté de rester authentiques et de ne pas tomber dans les clichés associés aux politiciens. Laurent Bélisle admet que les électeurs ont du mal à voir au-delà du rôle de candidat, ce qui rend difficile la transmission de leurs motivations réelles. Gisèle Pouhe Njall et Marjolaine Ferron soulignent l’importance de maintenir une proximité avec les citoyens, sans sacrifier cette authenticité au profit de rituels politiques. Marjolaine Ferron, par exemple, refuse encore de s’identifier comme une politicienne, préférant se concentrer sur l’écoute des besoins locaux.

Difficultés rencontrées

Ces candidats font déjà face à des défis liés à leur engagement politique. Gisèle Pouhe Njall évoque le manque de temps passé avec sa famille, tandis que Marjolaine Ferron subit des commentaires agressifs sur les réseaux sociaux. Éloïse Coulombe, en raison de son jeune âge, a dû prouver sa crédibilité auprès des électeurs qui la jugeaient trop jeune. Anne Nguyen décrit un sentiment d’impuissance face à des situations difficiles vécues par les citoyens, comme des aînés contraints de reprendre un emploi pour payer leur loyer. Ces obstacles illustrent les sacrifices personnels que demande une campagne électorale.

Ce que ça pourrait changer

Bien que tous souhaitent remporter leur circonscription, ces candidats adoptent une vision pragmatique de leur engagement. Marjolaine Ferron considère la campagne comme un apprentissage, quelle que soit l’issue. Laurent Bélisle estime que tous sont gagnants, même en cas de défaite, car le processus démocratique est enrichissant. Éloïse Coulombe accepte l’idée que les électeurs puissent ne pas lui accorder leur confiance, tout en respectant leur choix. Anne Nguyen voit le 5 octobre 2026 non pas comme une fin, mais comme le début d’un engagement plus large en politique. Leur attitude reflète une maturité face à l’incertitude des résultats.

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