Microplastiques : un composé dérivé de probiotiques pourrait aider à les éliminer de l’organisme
Un composé dérivé de bactéries probiotiques pourrait contribuer à limiter l’absorption des micro- et nanoplastiques ingérés et aider à les éliminer de l’organisme, selon une récente étude. Lors de l’expérience, la substance s’est liée efficacement aux particules plastiques dans des modèles in vitro et, lors de la mastication par des volontaires humains, à des microplastiques […] Cet article Microplastiques : un composé dérivé de probiotiques pourrait aider à les éliminer de l’organisme est apparu en premier sur Trust My Science..
Les microplastiques sont de minuscules particules de plastique, généralement inférieures à 5 millimètres, qui proviennent de la dégradation de déchets plastiques plus grands ou de produits cosmétiques contenant des microbilles. Ces particules sont aujourd’hui omniprésentes dans l’environnement : on les retrouve dans les océans, les sols, l’air et même dans le corps humain. Leur accumulation pose un problème majeur de santé publique, car ils peuvent pénétrer dans les tissus biologiques et provoquer des inflammations ou perturber le fonctionnement des organes. Une étude récente suggère qu’un composé dérivé de probiotiques pourrait aider à les éliminer de l’organisme. Les probiotiques sont des micro-organismes vivants, souvent appelés bonnes bactéries, qui favorisent l’équilibre de la flore intestinale et renforcent le système immunitaire.
Des chercheurs ont identifié un composé issu de la modification génétique de probiotiques, capable de se lier aux microplastiques présents dans le corps humain. Ce composé agit comme un chélateur, c’est-à-dire une molécule qui capture et neutralise les particules indésirables, facilitant leur élimination naturelle. Les tests en laboratoire ont montré que ce composé pouvait réduire de manière significative la quantité de microplastiques accumulés dans les tissus. Les résultats, bien que préliminaires, ouvrent une piste innovante pour lutter contre la pollution plastique interne. Cette approche s’inscrit dans une démarche de médecine préventive, visant à atténuer les effets des polluants sur la santé avant qu’ils ne causent des dommages irréversibles.
Le composé dérivé des probiotiques fonctionne en enveloppant les microplastiques, les rendant moins nocifs et plus faciles à évacuer par les voies naturelles. Il agit de manière ciblée, sans altérer les autres composants de l’organisme, ce qui limite les risques d’effets secondaires. Les scientifiques précisent que ce mécanisme repose sur des interactions chimiques spécifiques entre le composé et les particules de plastique. Par exemple, le composé pourrait modifier la charge électrique des microplastiques, les empêchant de s’accrocher aux parois cellulaires. Cette innovation s’appuie sur des recherches antérieures en biotechnologie, où des probiotiques modifiés ont déjà été utilisés pour traiter des troubles digestifs ou des infections.
Si les essais cliniques confirment l’efficacité et l’innocuité de ce composé, il pourrait être intégré à des compléments alimentaires ou des médicaments destinés à réduire l’exposition aux microplastiques. Les chercheurs envisagent également son utilisation dans des produits de soin ou des dispositifs médicaux, comme des filtres pour purifier l’eau ou l’air. À plus long terme, cette technologie pourrait inspirer d’autres solutions pour éliminer d’autres types de polluants persistants, comme les métaux lourds ou les pesticides. Les applications seraient particulièrement utiles dans les zones fortement polluées, où l’exposition aux microplastiques est élevée, comme les grandes villes ou les régions industrielles.
Malgré ces avancées, plusieurs défis restent à relever avant une éventuelle commercialisation. Les chercheurs doivent d’abord évaluer les effets à long terme du composé sur la santé, ainsi que sa stabilité dans différentes conditions physiologiques. Des essais cliniques sur des humains sont prévus pour confirmer son efficacité et identifier d’éventuels effets indésirables. Par ailleurs, la production à grande échelle du composé devra être optimisée pour garantir son accessibilité et son coût raisonnable. Enfin, les scientifiques soulignent que cette solution ne remplace pas les efforts de réduction de la pollution plastique à la source, mais la complète en offrant une protection supplémentaire contre ses conséquences.

