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L’astronaute française Sophie Adenot teste le robot de cuisine Food Processor à bord de l’ISS

Numerama · mis à jour il y a 16 j

L'astronaute française Sophie Adenot, actuellement à bord de l'ISS, s'est servie d'un robot de cuisine destiné à être utilisé dans l'espace. Pour l'instant assez sommaire, cette invention française nommée Food Processor prétend pouvoir servir lors de missions bien plus lointaines..

Une première culinaire spatiale

L’astronaute française Sophie Adenot a réalisé une expérience culinaire inédite à bord de la Station Spatiale Internationale (ISS) en utilisant un robot de cuisine nommé Food Processor. Ce test, mené le 17 juillet 2026, marque une étape vers l’autonomie alimentaire des astronautes lors de missions spatiales de longue durée. Contrairement aux repas préemballés habituels, ce robot permet de préparer des plats à partir d’ingrédients frais ou cultivés directement en orbite. Sophie Adenot a notamment préparé un caviar d’aubergines, du houmous et une mousse au chocolat, démontrant la faisabilité de cuisiner dans l’espace. L’objectif est double : assurer une alimentation variée pour le moral des équipages et réduire la dépendance aux livraisons terrestres, cruciales pour des missions lointaines comme celles vers la Lune ou Mars.

Un robot adapté à l’apesanteur

Le Food Processor est un appareil conçu pour fonctionner en apesanteur, un défi technique majeur car les comportements des liquides et des aliments diffèrent radicalement de ceux sur Terre. Développé en collaboration avec le Centre National d’Études Spatiales (CNES), le groupe Andros (spécialisé dans les confitures et compotes) et l’agence Inneolab, cet outil a été testé en 2023 par l’astronaute danois Andreas Mogensen avant d’être utilisé par Sophie Adenot. Son bol hermétique empêche les ingrédients de s’échapper en microgravité, un problème récurrent lors des premiers tests où des aliments flottaient hors du récipient. L’hélice de mixage a également été repensée pour éviter que les ingrédients ne se dispersent, une innovation nécessaire car la gravité n’existe pas dans l’espace. Ces ajustements garantissent un fonctionnement fiable malgré les contraintes de l’environnement spatial.

Pourquoi cuisiner dans l’espace ?

La cuisine spatiale ne se limite pas à la préparation de repas : elle répond à un enjeu psychologique et nutritionnel pour les astronautes. Lors de missions longues, comme celles prévues vers Mars, l’isolement, l’enfermement et l’absence d’intimité peuvent affecter le moral des équipages. Pouvoir cuisiner des plats variés et savoureux permet de rompre la monotonie des repas standardisés et de maintenir un lien avec la Terre. De plus, cultiver des ingrédients en orbite (comme des aubergines, des herbes aromatiques ou des pois chiches) réduit la quantité de nourriture à transporter, un avantage économique et logistique. Le CNES souligne que ce projet s’inscrit dans une stratégie plus large d’autonomie alimentaire pour les futures missions spatiales, où chaque gramme compte. L’expérience menée par Sophie Adenot est donc un pas vers une exploration spatiale plus durable et humaine.

Ce que ça pourrait changer

Avant d’être envoyé dans l’ISS, le *Food Processor* a subi une série de tests en vols paraboliques, aussi appelés *vols 0 g*, qui simulent l’apesanteur pendant quelques secondes. Ces essais ont permis de valider le fonctionnement de l’appareil et d’identifier les ajustements nécessaires pour éviter les fuites ou les dysfonctionnements en conditions réelles. Par exemple, lors des premiers tests de mousse au chocolat, les ingrédients ont parfois quitté le bol, illustrant les défis posés par l’absence de gravité. Ces vols, réalisés avec un Airbus A310 modifié, sont une étape clé pour s’assurer que les technologies spatiales fonctionnent avant d’être utilisées par les astronautes. Sophie Adenot a donc pu compter sur un appareil déjà éprouvé, limitant les risques lors de son utilisation dans l’espace.

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