NapseflowNapseflow
Tech

« PS BlackOut » : les joueurs PlayStation annoncent une grève mondiale sur PS4 et PS5 pour protester contre Sony

Presse-Citron · mis à jour il y a 10 j

Une grève du gaming pourrait-elle alerter Sony sur la colère des joueurs ? Ce collectif le pense et appelle à laisser sa console éteinte pendant une semaine..

Annonce controversée de Sony

Le 1er juillet 2026, Sony a annoncé l’abandon définitif des jeux physiques pour tous les titres sortis après janvier 2028. Cette décision a provoqué une vive réaction parmi les joueurs, car elle marque un tournant radical dans l’histoire de la marque. Historiquement, les jeux PlayStation étaient disponibles en version physique (disque) et dématérialisée (téléchargement). Le format physique permet aux joueurs de posséder physiquement un jeu, tandis que le dématérialisé repose sur une licence louée à vie. En France, le marché du jeu vidéo est majoritairement dématérialisé, représentant 66 % des ventes selon le SELL (Syndicat des Éditeurs de Logiciels de Loisirs). Cette annonce s’ajoute à d’autres décisions controversées de Sony, comme la fermeture de studios appréciés ou la priorité donnée aux live services (jeux en ligne avec abonnements et contenus réguliers).

Mouvement de protestation

Face à cette annonce, les joueurs ont réagi avec colère, inondant les réseaux sociaux de Sony de messages de mécontentement. Un collectif nommé Does it Play a lancé une pétition sur Change.org, qui a atteint 346 000 signatures en quelques semaines. Devant l’inaction de Sony, ce collectif a décidé d’organiser une action symbolique : une grève du gaming. Baptisée PS BlackOut, cette initiative appelle les joueurs à éteindre leur console PlayStation (PS4 ou PS5) ou à se déconnecter d’Internet du 23 au 30 août 2026. L’objectif est de montrer à Sony l’ampleur du mécontentement des joueurs en limitant volontairement leur consommation de jeux et de services en ligne pendant une semaine.

Revendications des joueurs

Les joueurs reprochent à Sony de s’éloigner de sa communauté et de ses franchises emblématiques. Parmi les griefs cités, on trouve la fermeture de studios comme Bluepoint ou Japan Studio, l’abandon du PS VR2 (casque de réalité virtuelle), ou encore l’annulation d’événements dédiés aux fans comme la PlayStation Experience. Les joueurs expriment aussi leur attachement aux jeux physiques, non seulement pour des raisons de collection, mais aussi pour des questions de préservation. Un jeu dématérialisé peut devenir inaccessible en cas de panne des serveurs, comme cela s’est produit récemment avec le PSN (PlayStation Network), rendant certains jeux solo injouables. Les joueurs demandent à Sony de revenir sur sa décision concernant les disques physiques et de mieux écouter sa communauté.

Enjeux du boycott

Le boycott organisé par PS BlackOut vise à avoir un impact minimal sur les éditeurs et développeurs tout en donnant une voix aux joueurs. Les participants sont invités à éteindre leur console ou à se déconnecter d’Internet pendant sept jours, du 23 août à 19 h jusqu’au 30 août à la même heure, heure locale. L’objectif est de sensibiliser Sony à la grogne des joueurs sans nuire aux autres acteurs du secteur. Cette action symbolique pourrait inciter la marque à reconsidérer sa stratégie, notamment en matière de jeux physiques et de relation avec sa communauté. Reste à savoir si cette mobilisation sera suffisante pour faire changer d’avis Sony.

Ce que ça pourrait changer

Le marché du jeu vidéo en France est majoritairement dématérialisé, avec 66 % des ventes réalisées en ligne selon le SELL. Cependant, une partie des joueurs reste attachée au format physique pour des raisons pratiques et sentimentales. Un jeu physique permet de jouer sans dépendre d’une connexion Internet et offre une propriété permanente, contrairement à un jeu dématérialisé qui peut devenir inaccessible en cas de suppression des serveurs ou de panne technique. La récente panne du *PSN* a rappelé les risques liés à une dépendance totale au dématérialisé. Cette grève s’inscrit donc dans un débat plus large sur l’avenir des supports de jeu et la relation entre les constructeurs et leurs communautés.

Sujets complémentaires