Trump menace de frapper Oman, le 10e pays ciblé depuis son retour au pouvoir
S’exprimant sur le blocage du détroit d’Ormuz, le président américain a menacé ce lundi 17 août « d’écraser Oman sous les bombes » si le pays « se mettait en travers » d’un accord. L’article Trump menace de frapper Oman, le 10e pays ciblé depuis son retour au pouvoir est apparu en premier sur Le Grand Continent..
Le 17 août 2026, Donald Trump, président des États-Unis, a menacé le sultanat d’Oman de frappes aériennes si ce pays s’opposait à un accord concernant le détroit d’Ormuz. Lors d’un entretien avec le correspondant en chef de Fox News à l’étranger, Trey Yingst, Trump a déclaré qu’il pourrait « écraser Oman sous les bombes » si Mascate, la capitale omanaise, « se mettait en travers » de cet accord. Il a également appelé l’Iran à « hisser le drapeau blanc de la reddition », sans préciser de calendrier pour une éventuelle intervention militaire. Ces déclarations s’inscrivent dans un contexte de tensions autour de la navigation dans le détroit d’Ormuz, une voie maritime stratégique reliant le golfe Persique au golfe d’Oman.
Le détroit d’Ormuz est un passage maritime essentiel pour le transport du pétrole, avec environ 20 à 30 % du pétrole mondial transitant par cette zone. Depuis août 2026, l’Iran et Oman négociaient un accord temporaire de 60 jours pour encadrer le trafic maritime dans ce détroit. Cet accord devait établir un droit de péage et une gestion commune du détroit, mais les discussions sont au point mort depuis une semaine. Par ailleurs, un cessez-le-feu temporaire entre les États-Unis et l’Iran, signé le 17 juin 2026 via le Pakistan, arrive à expiration le 17 août 2026 sans annonce de prolongation. Ce cessez-le-feu avait permis une réduction des tensions militaires dans la région.
Depuis son retour à la présidence en 2025, Donald Trump et son administration ont menacé ou ciblé militairement 10 pays, selon une analyse de la revue Le Grand Continent. Cette liste inclut le Canada, la Colombie, Cuba, le Groenland, le Mexique, le Nicaragua, le Panama, l’Islande, l’Arabie saoudite et Oman. Trump lui-même a été à l’origine de menaces envers plusieurs de ces pays, notamment le Canada, le Groenland et la Colombie. En Amérique latine et au Moyen-Orient, ces menaces ont souvent été portées par des membres de son administration ou des élus républicains, comme le sénateur Lindsey Graham, décédé le 11 juillet 2026. Depuis janvier 2025, les États-Unis ont mené des frappes militaires dans sept pays : l’Iran, le Nigéria, le Venezuela, la Syrie, l’Équateur, le Yémen et la Somalie.
Les menaces de Trump envers Oman ne sont pas nouvelles : en mai 2026, il avait déjà averti que le sultanat devait se conformer aux attentes américaines, sous peine de frappes militaires. Ces déclarations interviennent alors que les relations entre les États-Unis et l’Iran restent tendues, malgré le cessez-le-feu temporaire. L’Iran, de son côté, avait entamé des négociations avec Oman pour sécuriser le transit maritime dans le détroit d’Ormuz, une initiative perçue comme une tentative de contourner les pressions américaines. La situation illustre les tensions persistantes dans la région, où les intérêts stratégiques et économiques des grandes puissances se croisent.

