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Après la guerre, l’Iran se dirige-t-il vers la fabrication de l’arme nucléaire?

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 15 j

Dans un livre, le journaliste Siavosh Ghazi montre des réalités méconnues de ce conflit et du pays lui-même..

Tensions nucléaires post-guerre

Après des années de tensions, la guerre entre les États-Unis, Israël et l’Iran en 2026 a relancé le débat sur le programme nucléaire iranien. Selon le journaliste Siavosh Ghazi, des voix officielles en Iran, y compris au Parlement et au ministère des Affaires étrangères, évoquent désormais la possibilité de fabriquer une arme nucléaire. Cette évolution fait suite à des frappes ciblant les installations nucléaires iraniennes, supervisées par l’Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). Le Traité de non-prolifération nucléaire (TNP) pourrait être abandonné, comme le suggère un texte en discussion au Parlement. Certains Iraniens justifient cette position par la nécessité de se protéger contre de futures attaques, tandis que d’autres menacent de cibler les sites nucléaires israéliens, comme la centrale de Dimona. Les missiles hypersoniques iraniens, capables d’emporter de l’uranium enrichi à 60%, sont également cités comme une réponse potentielle.

Opération secrète américaine

Un épisode marquant de la guerre concerne le sauvetage controversé d’un pilote américain en Iran. Selon la version officielle des États-Unis, 150 avions auraient été mobilisés pour sauver un seul pilote. Cependant, Siavosh Ghazi révèle une version différente : deux opérations simultanées auraient eu lieu. La première visait à récupérer un pilote, tandis que la seconde cherchait à sécuriser un stock d’uranium enrichi à Ispahan, où se trouvent les principales installations nucléaires iraniennes. Trois avions C-130 transportant des hélicoptères auraient atterri dans un aéroport désaffecté avant d’être immobilisés par des tirs iraniens. Les Américains ont alors bombardé une zone de 5 kilomètres pour empêcher l’accès iranien, puis détruit leurs propres appareils pour éviter toute récupération technologique. Des éléments de ces équipements, comme des missiles non explosés, auraient été récupérés et étudiés par les Iraniens pour être reproduits avec des technologies modernes.

Bilan humain et infrastructures

La guerre a causé la mort d’environ 5 000 civils en Iran, avec des cibles précises comme des écoles, des universités et des infrastructures civiles. Par exemple, une école de Minab a été frappée à trois reprises en 15 minutes : un premier missile a touché l’établissement, un second a visé la salle de prière où les enfants s’étaient réfugiés, et un troisième a frappé alors que parents et sauveteurs arrivaient sur les lieux. Bilan : 186 morts, dont plus de 120 écolières. À Téhéran, une double frappe sur une place résidentielle a causé une trentaine de morts, les secours étant pris pour cible lors de la seconde attaque. Les infrastructures énergétiques, pétrochimiques et ferroviaires ont également subi des dommages, mais les autorités affirment avoir réparé 75% des ponts et partiellement relancé la production de gaz. Aucune pénurie d’électricité majeure n’a été signalée, malgré des coupures estivales annoncées à l’avance.

Sanctions et blocus économique

Les sanctions économiques et le blocus des ports iraniens, notamment dans le golfe Persique et la mer d’Oman, perturbent fortement les échanges commerciaux. Bien que les autorités iraniennes affirment exporter du pétrole malgré ces restrictions, les quantités restent secrètes pour éviter une interception par les États-Unis. Les importations de produits alimentaires, de machines industrielles et de médicaments, notamment pour les cancéreux, sont également affectées. Les prix ont fortement augmenté, touchant particulièrement les retraités, les fonctionnaires et les mères monoparentales. Cependant, l’économie iranienne continue de fonctionner grâce à des échanges accrus avec la Chine (10 à 15 trains quotidiens sur la ligne Chine-Iran), la Turquie, l’Irak et la Russie. Le détroit d’Ormuz, passage clé pour le transport maritime, est partiellement fermé : seuls les navires empruntant des itinéraires autorisés par l’Iran peuvent traverser, sous peine de représailles. Des missiles ou drones ciblent régulièrement les navires non conformes.

Ce que ça pourrait changer

Les relations entre l’Iran et les monarchies du *golfe Persique* sont très tendues. Les *Émirats arabes unis*, *Bahreïn* et le *Koweït* ont participé directement à la guerre en menant des frappes contre l’Iran. En revanche, le *Sultanat d’Oman* et le *Qatar* jouent un rôle d’intermédiaire pour tenter de trouver une issue au conflit. Avec l’*Arabie saoudite*, les tensions persistent en raison du conflit au *Yémen*, où les *Houthis*, alliés de l’Iran, affrontent une coalition saoudienne. L’Iran considère avoir remporté la guerre et exige une reconnaissance de cette victoire par les monarchies du golfe, une demande non satisfaite. Par exemple, la visite de *Benyamin Nétanyahou* aux Émirats arabes unis en 2026 a été perçue comme une provocation par Téhéran, symbolisant une menace potentielle d’une nouvelle attaque. Ces tensions pourraient déboucher sur une *guerre froide* régionale, les différends fondamentaux n’étant pas résolus.

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