Le choix du peuple
Une foule de gens de toutes origines et de toutes classes sociales se sont reconnus dans « C’était ça ou mourir »..
L'article distingue trois catégories d'écrivains selon la source de leur inspiration : ceux qui écrivent avec leurs tripes (émotions viscérales), ceux qui privilégient leur cœur (sentiments), et ceux qui s'appuient sur leur esprit (raison). L'auteur souligne que ces trois dimensions sont souvent complémentaires et que l'écrivain doit les mobiliser selon son projet. Il évoque l'exemple de sa mère, qui lui a appris à ne rien jeter, symbolisant une approche où chaque détail compte. Cette idée illustre comment les épreuves de la vie (comme un tremblement de terre vécu par l'écrivain Thélyson Orélien) renforcent la résilience et la capacité à affronter les revers.
L'auteur aborde la notion d'estime accordée par autrui, qu'il compare à une Bourse de l'affection où les points montent ou baissent selon les perceptions. Il critique une personne qui lui reproche d'avoir traité un sujet différent de ses attentes, alors qu'il avait abordé le thème à sa manière. Ce mécanisme montre comment l'opinion publique peut être volatile et injuste, notamment envers des auteurs comme Thélyson Orélien, dont le livre Sang pour Sang devient un talisman pour certains lecteurs, plutôt qu'un objet de lecture critique. L'article souligne l'irritation face à cette tendance à juger sans nuance.
L'auteur établit un parallèle entre Thélyson Orélien et le poète romain Ovide, exilé par l'empereur Auguste pour des raisons obscures. Ovide a écrit Les Tristes, un recueil de poèmes où il demande pardon, espérant ainsi retrouver sa place à Rome. Cette comparaison met en lumière le dilemme d'Orélien, dont le livre C'était ça ou mourir (sur la tragédie des migrants) est devenu le centre d'un scandale, alors que son œuvre visait à dénoncer une injustice. L'article interroge : qui défendra Orélien comme Ovide l'a fait pour lui ? Il souligne l'indifférence générale face à la souffrance des migrants, comparée à l'attention portée aux polémiques autour du livre.
L'auteur critique l'Occident pour son manque d'intérêt envers la crise migratoire décrite par Orélien. Il note que les médias occidentaux, contrairement à des journalistes comme Joseph Kessel, n'ont pas couvert le parcours des migrants, pourtant comparable à une expédition périlleuse de 12 000 kilomètres. Il souligne que le livre d'Orélien, bien que controversé, reste un best-seller grâce à des lecteurs de France, du Québec, de Belgique et de Suisse, ainsi que de la Caraïbe. L'article dénonce une hypocrisie : ces mêmes lecteurs sont parfois accusés d'être responsables des malheurs d'Orélien, alors qu'ils soutiennent son œuvre.
L'auteur compare la situation de Thélyson Orélien à celle de Donald Trump, accusé de crimes graves (comme la défense des assassinats par l'ICE, une agence américaine de contrôle migratoire) sans conséquences judiciaires. Il souligne l'injustice criante où Orélien, qui dénonce des horreurs migratoires, est attaqué, tandis que des figures puissantes comme Trump restent impunies. L'article évoque l'idée que l'IA (intelligence artificielle) pourrait être biaisée selon des orientations politiques, bien qu'elle soit souvent présentée comme neutre. Il conclut que la légitimité du livre d'Orélien vient de la reconnaissance du public, comme l'a exprimé une lectrice à Montréal : « Cette histoire m'intéresse. »
L'auteur critique le prix Goncourt pour avoir exclu Thélyson Orélien de sa sélection finale, qualifiant cette décision d'*erreur* due à de la précipitation. Il cite James Noël, qui suggère d'attendre la seconde sélection pour éviter un tel choix. L'article mentionne que le jury du *Goncourt des lycéens* aurait pu éviter cette polémique, car il évalue les œuvres de manière plus approfondie. L'auteur souligne que cette exclusion a créé une polémique inutile, alors que le livre d'Orélien continue de séduire un large public, prouvant son importance littéraire et sociale.

