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La France change d’avis après un appel avec Elon Musk : la conduite autonome Tesla (FSD) démarre les essais sur route

Presse-Citron · mis à jour 3 sept.

La technologie FSD de Tesla, qui permet à ses véhicules de se conduire elles-mêmes sous la surveillance d’un conducteur, va démarrer ses essais sur route dans l’Hexagone..

Tesla FSD autorisé en France

La France a finalement donné son accord pour que Tesla teste sa technologie de conduite autonome, appelée FSD (pour Full Self-Driving ou « conduite entièrement autonome » en français), sur ses routes. Cette décision intervient après un échange entre Elon Musk, le PDG de Tesla, et Philippe Tabarot, le ministre français des Transports, le 3 septembre 2026. Le FSD est un système qui permet à une voiture de Tesla de se déplacer seule, mais sous la surveillance constante d’un conducteur humain, qui peut reprendre le contrôle à tout moment. Jusqu’à présent, la France s’opposait à cette technologie, estimant que les garanties de sécurité n’étaient pas suffisantes. Cependant, après cet appel, le ministre a annoncé une collaboration avec Tesla pour adapter le système aux normes françaises et européennes, en vue d’une homologation prévue dans les prochaines semaines. Aucun calendrier précis pour le début des essais n’a encore été communiqué.

Changement de position

Il y a seulement six semaines, le 15 juillet 2026, Philippe Tabarot avait adopté une position très différente concernant le FSD de Tesla. Dans une vidéo publiée sur la plateforme Agora, il avait expliqué que la France reconnaissait les progrès technologiques apportés par le système, mais que les risques pour la sécurité n’étaient pas encore maîtrisés. Il avait alors déclaré que le FSD ne serait pas autorisé en l’état en France, tout en réaffirmant le soutien du pays à l’innovation dans ce domaine. Le ministre avait précisé que la France souhaitait un cadre strict pour évaluer ces technologies et ajuster le FSD afin d’assurer un niveau de sécurité optimal. Ce revirement de position après l’appel avec Elon Musk marque donc un tournant dans la politique française envers la conduite autonome.

Contexte européen

La France n’est pas le premier pays européen à autoriser le FSD de Tesla. Les Pays-Bas ont été les pionniers en Europe en approuvant cette technologie dès 2026, suivis par d’autres pays du bloc. Le FSD est déjà utilisé aux États-Unis depuis plusieurs années, où Tesla le commercialise comme une option payante pour ses véhicules. En Europe, l’homologation du FSD est décidée au niveau de l’Union européenne, ce qui signifie que les normes de sécurité doivent être harmonisées entre les États membres. La France, en collaborant avec Tesla, cherche donc à influencer ces normes pour qu’elles soient adaptées à ses exigences spécifiques, tout en participant activement à l’évaluation technique du système.

Rôle des acteurs clés

Plusieurs acteurs ont joué un rôle central dans cette décision. Elon Musk, fondateur et PDG de Tesla, a directement discuté avec Philippe Tabarot, ministre français des Transports, pour trouver un terrain d’entente sur l’utilisation du FSD en France. Tesla, entreprise spécialisée dans les véhicules électriques et les technologies de conduite autonome, voit dans cette autorisation un moyen de renforcer sa présence sur le marché européen. Le gouvernement français, représenté par Tabarot, a finalement accepté de travailler avec Tesla pour adapter le système aux normes locales, tout en maintenant un cadre strict pour garantir la sécurité des usagers. Cette collaboration illustre l’équilibre entre innovation technologique et régulation publique.

Ce que ça pourrait changer

Bien que les essais sur route du FSD de Tesla aient été annoncés en France, aucun calendrier précis n’a été dévoilé. Le ministre a indiqué que les discussions se poursuivent pour finaliser les adaptations techniques nécessaires, en coordination avec les instances européennes. Une fois ces ajustements réalisés, une homologation au niveau de l’UE sera probablement accordée dans les prochaines semaines, ce qui permettra le déploiement officiel du système en France. Les conducteurs de Tesla pourront alors bénéficier de la conduite autonome sous supervision, mais devront rester attentifs et prêts à reprendre le contrôle du véhicule à tout moment. La France devient ainsi l’un des derniers grands pays européens à ouvrir ses routes à cette technologie.

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