Cette poudre en spray pourrait stopper une hémorragie grave en seulement une seconde !
Des chercheurs coréens ont développé une poudre pulvérisable pouvant contrôler une hémorragie sévère en environ une seconde. Composée majoritairement de substances naturelles, la poudre permettrait de contrôler rapidement les saignements en formant une barrière d’hydrogel résistante au contact des plaies et en épousant parfaitement leurs formes, même celles irrégulières et profondes.
Des chercheurs ont développé une poudre en spray capable d'arrêter une hémorragie grave en moins d'une seconde. Ce produit, encore expérimental, pourrait révolutionner les soins d'urgence en cas de blessures graves, notamment en situation de guerre ou d'accidents. Contrairement aux méthodes traditionnelles comme les garrots ou les pansements compressifs, cette poudre agit instantanément en coagulant le sang au contact de la plaie. Les essais en laboratoire et sur des animaux ont montré une efficacité remarquable, mais des tests supplémentaires sont nécessaires avant une éventuelle commercialisation. Cette innovation s'inscrit dans le cadre des recherches sur les hémostatiques (substances accélérant la coagulation du sang), un domaine crucial pour sauver des vies dans des contextes où chaque seconde compte.
Le spray contient une poudre composée de nanoparticules et de polymères biocompatibles. Lorsqu'elle est projetée sur une plaie, la poudre adsorbe (retient) l'eau présente dans le sang, ce qui concentre les plaquettes et les facteurs de coagulation. Ces éléments forment alors un gel solide en quelques millisecondes, obstruant la blessure et stoppant l'hémorragie. Les chercheurs soulignent que cette réaction est autocatalytique (elle s'amplifie elle-même) et ne nécessite pas de pression manuelle. La poudre est conçue pour être stérile, non toxique et biodégradable, ce qui évite les risques d'infection ou de rejet par l'organisme. Son application ne dépend pas de la taille ou de la localisation de la plaie, contrairement aux méthodes classiques.
Les méthodes traditionnelles pour stopper une hémorragie grave, comme les garrots ou les pansements hémostatiques, présentent plusieurs limites. Les garrots ne peuvent être utilisés que sur les membres et doivent être serrés manuellement, ce qui prend du temps. Les pansements hémostatiques, bien que plus rapides, nécessitent souvent une application sous pression et ne sont pas toujours efficaces sur les plaies profondes ou difficiles d'accès. Le nouveau spray, en revanche, peut être appliqué en une fraction de seconde et fonctionne même sur des zones complexes comme le torse ou le cou. De plus, il ne nécessite pas de compétence médicale, ce qui le rend adapté aux civils comme aux militaires. Les chercheurs estiment que cette technologie pourrait réduire significativement la mortalité liée aux hémorragies, responsable d'environ 40 % des décès évitables en milieu préhospitalier.
Cette innovation intervient dans un contexte où les hémorragies graves restent une cause majeure de mortalité, notamment dans les conflits armés, les accidents de la route ou les catastrophes naturelles. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), environ 6 millions de personnes meurent chaque année des suites d'une hémorragie, dont une grande partie pourrait être évitée avec des soins adaptés. Le spray pourrait être particulièrement utile pour les secouristes, les soldats ou les civils en zone de guerre, où l'accès à des soins médicaux rapides est souvent limité. Les chercheurs envisagent également son utilisation dans les hôpitaux, notamment en chirurgie d'urgence, pour réduire les temps de coagulation et les pertes sanguines. Des discussions sont en cours avec des fabricants de dispositifs médicaux pour une production à grande échelle.
Malgré son potentiel, cette technologie doit encore franchir plusieurs étapes avant une commercialisation. Les essais cliniques sur l'homme, prévus pour 2027, seront cruciaux pour évaluer son efficacité et sa sécurité. Les chercheurs doivent également déterminer la durée de conservation de la poudre et son mode d'application optimal. Un autre défi consiste à adapter le spray aux différentes conditions environnementales, comme les températures extrêmes ou l'humidité. Par ailleurs, son coût de production reste un point à étudier, bien que les chercheurs estiment qu'il pourrait être compétitif par rapport aux méthodes existantes. Enfin, des questions réglementaires devront être résolues, notamment pour son utilisation en milieu civil ou militaire. Ces étapes pourraient prendre plusieurs années avant une mise sur le marché.

