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Généraliste

Comme un dernier tour de piste? Deux jours de campagne avec Trump.

Le Devoir · mis à jour il y a 20 j

Le président multiplie les déplacements et rassemblements, officiellement pour soutenir les républicains aux «midterms»..

Campagne des midterms

Les élections de mi-mandat (midterms en anglais) aux États-Unis ont lieu tous les deux ans, à mi-chemin entre deux élections présidentielles. Elles permettent aux citoyens d’élire tous les membres de la Chambre des représentants (435 sièges) et un tiers des sénateurs (34 sièges en 2024), ainsi que des gouverneurs et des législatures locales. Ces élections sont considérées comme un baromètre de la popularité du président en place. En 2024, les sondages prédisent une défaite possible du parti républicain, dirigé par Donald Trump, qui pourrait perdre le contrôle d’une ou des deux chambres du Congrès le 3 novembre. Les midterms sont aussi l’occasion pour les partis de mobiliser leur base électorale.

Trump en tournée

Donald Trump, président américain de 2017 à 2021, multiplie les déplacements et rassemblements dans plusieurs États (Alaska, Arizona, Montana) pour soutenir les candidats républicains aux élections de mi-mandat. Officiellement, ces meetings visent à renforcer le parti républicain, mais l’article suggère que Trump cherche surtout à retrouver l’enthousiasme de ses partisans, comme lors de sa campagne présidentielle de 2024. Ces États ont massivement voté pour lui en 2024, avec des scores respectifs de 78 % en Arizona, et des majorités significatives en Alaska et au Montana. Les rassemblements attirent des militants convaincus, souvent membres du mouvement MAGA (Make America Great Again), prêts à lui pardonner des sujets sensibles comme la hausse des prix ou les tensions internationales.

Popularité en baisse

Selon un sondage publié par Fox News le 25 octobre 2024, Donald Trump n’obtient que 36 % d’opinions favorables, un niveau historiquement bas. Cette chute s’explique en partie par un mécontentement croissant des Américains face au coût de la vie, un sujet qui domine les préoccupations électorales. Pourtant, Trump assume ces déplacements en terrain conquis, affirmant vouloir « montrer respectueux » envers ses partisans. Il évoque aussi la nostalgie de 2024, rappelant que ces États lui ont été favorables lors de la dernière présidentielle. Malgré sa popularité en déclin, il mise sur sa capacité à mobiliser ses soutiens pour inverser la tendance dans les urnes.

Stratégie électorale

Lors de ses meetings, Donald Trump alterne entre appels à voter pour les candidats républicains locaux et discours centrés sur sa propre personne. Par exemple, il accorde seulement « une minute » à Andy Biggs, candidat au poste de gouverneur de l’Arizona, pour éviter que son discours ne s’éternise. Trump adapte aussi ses annonces à chaque région : en Alaska, il défend un projet de gaz naturel liquéfié et signe des grâces présidentielles pour deux garagistes condamnés pour fraude aux émissions polluantes. Il promet également une distribution de 5000 $US à chaque Américain si les républicains conservent la majorité au Congrès, une mesure dont le financement reste flou et critiqué par l’opposition.

Spectacle et nostalgie

Les rassemblements de Trump prennent parfois l’allure d’un spectacle, avec des moments comme une imitation du président français Emmanuel Macron ou une danse sur YMCA en quittant la scène. En Arizona, il met en avant un cadeau luxueux : un nouvel avion présidentiel offert par le Qatar, estimé à 400 millions de dollars. La plaisanterie de Trump sur ce présent tombe cependant mal dans une région où le taux de pauvreté et de chômage dépasse largement la moyenne nationale. Le dirigeant républicain évoque aussi avec regret la fin de son mandat, laissant entendre qu’il pourrait se représenter en 2024, bien que son discours soit accueilli avec peu d’enthousiasme par la foule.

Ce que ça pourrait changer

Les déplacements de Trump ne se limitent pas à des meetings politiques : ils s’accompagnent d’annonces ciblées pour séduire les électeurs locaux. En Alaska, État dont l’économie dépend fortement des hydrocarbures, il met en avant un projet d’extraction de gaz naturel liquéfié. Dans le Montana, une retraitée de 68 ans, Theresa Hallesy, attend plus de sept heures pour assister à son discours, illustrant la ferveur de ses partisans. Ces exemples montrent comment Trump combine soutien aux candidats républicains et promotion de ses propres projets, tout en capitalisant sur l’attachement de ses électeurs à son style et à ses promesses.

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