À Paris, la conférence de soutien à l’armée libanaise consacre le “choix de l’État”
Emmanuel Macron, le président libanais, Joseph Aoun, et le roi Abdallah II de Jordanie ainsi que des responsables militaires de plusieurs pays se sont réunis le 17 septembre à Paris pour réaffirmer leur soutien à la souveraineté du Liban sur l’ensemble de son territoire et à ses forces armées, et préparer l’après-Finul, dont le mandat expire à la fin de l’année..
Le 17 septembre 2026, une conférence internationale s'est tenue à Paris, à l'hôtel des Invalides, réunissant des dirigeants et responsables militaires de plusieurs pays. Parmi les participants figuraient le président français Emmanuel Macron, le président libanais Joseph Aoun, le roi de Jordanie Abdallah II, ainsi que des chefs d'état-major français, libanais, jordanien, britannique et italien. Des hauts responsables américains et saoudiens étaient également présents. L'objectif de cette réunion était de réaffirmer le soutien à l'armée libanaise et à la souveraineté du Liban sur l'ensemble de son territoire, dans un contexte où le mandat de la FINUL (Force intérimaire des Nations unies au Liban), déployée depuis 1978, arrive à expiration à la fin de l'année 2026.
Lors de cette conférence, le Liban a porté un message politique clair, celui du « choix de l’État », comme l'a souligné le quotidien libanais An-Nahar. Ce concept signifie que l'État libanais souhaite reprendre le contrôle total de ses décisions, notamment en matière de guerre et de paix, et exercer le monopole légitime de la force armée sur son territoire. Pour concrétiser ce choix, le Liban a insisté sur la nécessité d'un soutien international durable pour son armée, ainsi que sur la résolution des tensions dans le sud du pays, actuellement occupé en partie par Israël. Le président libanais Joseph Aoun a réaffirmé sa volonté de désarmer le Hezbollah « sans confrontation » et de parvenir à un accord de sécurité avec Israël une fois ce dernier retiré du sud du Liban.
L'armée libanaise est au cœur des discussions. Elle est appelée à jouer un rôle central dans la stabilisation du pays, notamment en désarmant le Hezbollah et en se déployant dans le sud du Liban, actuellement en partie occupé par Israël. Ce déploiement vise à rétablir l'autorité de l'État libanais sur l'ensemble de son territoire et à assurer la souveraineté nationale. Pour y parvenir, l'armée libanaise a besoin d'un soutien international accru, tant en termes de formation, d'équipement que de financement. Les participants à la conférence ont souligné l'importance de renforcer les capacités militaires du Liban pour qu'il puisse assumer pleinement ses responsabilités.
Le mandat de la FINUL, la Force intérimaire des Nations unies au Liban, déployée depuis 1978, arrive à expiration à la fin de l'année 2026. Cette force a pour mission de maintenir la paix et la stabilité dans le sud du Liban, notamment en surveillant le cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah. Avec son départ prévu, la conférence de Paris a également abordé la question de l'après-FINUL. Un « vide » sécuritaire pourrait se créer si aucune alternative n'est mise en place. Pour éviter cela, un plan franco-italien, soutenu par l'Arabie saoudite, est à l'étude. Ce plan prévoit le déploiement d'une nouvelle force internationale pour assurer la sécurité dans la région une fois la FINUL partie.
Un plan franco-italien, porté par Emmanuel Macron et la cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni, est en cours d'élaboration pour prendre le relais de la FINUL. Ce plan vise à assurer la stabilité dans le sud du Liban après le retrait de la force onusienne. La France et l'Italie sont d'ailleurs les principaux contributeurs en troupes de la FINUL. Leur projet bénéficie du « plein soutien » de l'Arabie saoudite, un acteur clé dans la région. Ce plan s'inscrit dans une volonté plus large de renforcer l'autorité de l'État libanais et de rétablir la paix et la stabilité dans toute la région, en collaboration avec les pays voisins comme la Jordanie.
La conférence de Paris s'inscrit dans un contexte régional complexe, marqué par des tensions persistantes entre Israël et le Hezbollah. Le sud du Liban, actuellement en partie occupé par Israël, est une zone de friction majeure. Le président libanais Joseph Aoun a insisté sur la nécessité de mettre fin aux *« attaques et violations israéliennes »* pour permettre à l'armée libanaise de reprendre le contrôle de cette région. La stabilisation du Liban est perçue comme une *« étape cruciale vers la paix et la stabilité dans toute la région »*, selon les termes d'Emmanuel Macron. Cette conférence illustre donc les efforts diplomatiques pour éviter une escalade des conflits et favoriser une solution politique durable.

