Ne dites plus “canicule” mais “journées cruellement chaudes” : le Japon crée la surprise
Face à des températures qui dépassent désormais les 40 degrés Celsius, le Japon vient d'inventer un tout nouveau mot pour qualifier ses canicules extrêmes. Une décision inédite qui illustre l'impact brutal de la surchauffe mondiale sur notre quotidien..
Le Japon a officiellement introduit un nouveau terme, kokushobi, que l’on peut traduire par « journée cruellement chaude ». Cette expression désigne désormais les pics de chaleur dépassant les 40 degrés Celsius. Elle s’ajoute à une échelle existante de termes météorologiques japonais : natsubi pour les journées à plus de 25 °C, manatsubi pour plus de 30 °C, et moshobi pour plus de 35 °C. Cette initiative vise à mieux alerter la population face à des vagues de chaleur de plus en plus intenses et fréquentes, notamment en raison du changement climatique et du phénomène El Niño, un dérèglement océanique récurrent qui amplifie les températures mondiales. En 2026, ce phénomène est particulièrement marqué, avec des températures records enregistrées dès le mois de juillet.
L’été 2026 est marqué par des vagues de chaleur extrêmes dans l’hémisphère nord, dont le Japon. Plusieurs villes japonaises ont dépassé les 40 °C le 21 juillet 2026, entraînant des centaines d’hospitalisations pour coups de chaleur à Tokyo. Ces épisodes s’inscrivent dans une tendance globale : les canicules deviennent plus fréquentes et plus intenses, en partie à cause du changement climatique. Par exemple, en France, les prévisions météo pour août 2026 annoncent également des épisodes de canicule. Les scientifiques soulignent que le phénomène El Niño, dont le retour a été confirmé plus tôt que prévu en 2026, joue un rôle clé dans cette surchauffe. Ce dérèglement océanique, caractérisé par un réchauffement anormal des eaux du Pacifique, influence directement les températures mondiales et les rend plus élevées que lors de son dernier épisode en 2023.
Face à ces températures extrêmes, la société japonaise s’adapte rapidement. Les autorités ont déjà enregistré plus de 2 000 décès liés à la chaleur lors des dernières saisons, ce qui pousse à revoir les mesures de prévention. Par exemple, les salariés sont désormais incités à adopter des horaires flexibles ou à travailler à distance pour limiter leur exposition. Les services d’urgence, saturés lors des pics de chaleur, doivent gérer des flux massifs de patients souffrant de coups de chaleur. Cette situation illustre l’urgence pour les gouvernements de repenser leurs outils de prévention et de communication face à des phénomènes météorologiques de plus en plus violents. Le Japon montre ainsi l’exemple en adaptant non seulement ses infrastructures, mais aussi son langage pour mieux refléter la réalité de ces nouvelles conditions climatiques.

