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Il existe une deuxième Toulouse au Mexique : des industriels français dont Safran comptent 4 000 salariés dans l'aéronautique dans une ville à deux heures de Mexico

Science & Vie · mis à jour il y a 15 j

Personne en France ne l'a vu venir, mais Safran au Mexique dirige aujourd'hui l'aéronautique d'un pays entier. Le groupe vient d'y ouvrir deux usines, dont une qui va bientôt devenir la plus importante de son réseau mondial.

Une Toulouse mexicaine

Au Mexique, près de Mexico, existe une ville surnommée la deuxième Toulouse en raison de son importance dans l'industrie aéronautique. Cette comparaison avec Toulouse, capitale française de l'aéronautique, repose sur la présence d'un écosystème industriel similaire, avec des entreprises françaises majeures comme Safran. La ville en question est Querétaro, située à environ deux heures de vol de Mexico. Ce pôle attire des investissements étrangers et emploie près de 4 000 salariés dans le secteur aéronautique, principalement issus d'entreprises françaises. Ce modèle économique repose sur une main-d'œuvre qualifiée et une proximité avec les États-Unis, un marché clé pour l'exportation de pièces et d'équipements aéronautiques.

Safran et les industriels français

Safran, groupe français spécialisé dans l'aéronautique et la défense, est l'un des principaux acteurs de cette deuxième Toulouse mexicaine. Avec d'autres industriels français, l'entreprise emploie environ 4 000 salariés dans la région de Querétaro. Safran y produit notamment des pièces pour les moteurs d'avions, comme les systèmes de propulsion ou les équipements électroniques. Cette présence s'inscrit dans une stratégie d'expansion internationale des entreprises françaises, qui cherchent à réduire leurs coûts de production tout en se rapprochant des marchés émergents. Le Mexique offre un avantage compétitif grâce à sa main-d'œuvre qualifiée et à des coûts salariaux inférieurs à ceux de la France.

Un écosystème industriel

L'industrie aéronautique de Querétaro ne repose pas uniquement sur Safran, mais sur un écosystème complet avec des sous-traitants, des centres de formation et des infrastructures dédiées. La ville abrite des usines de production, des centres de recherche et des écoles spécialisées, formant des techniciens et des ingénieurs locaux. Cette concentration d'acteurs permet une collaboration étroite entre les entreprises, favorisant l'innovation et la compétitivité. Le Mexique, avec son accord de libre-échange avec les États-Unis (ALENA), bénéficie d'un accès privilégié au marché nord-américain, ce qui renforce l'attractivité de Querétaro pour les industriels étrangers.

Enjeux économiques

La présence de ces industriels français au Mexique représente un enjeu économique majeur pour les deux pays. Pour le Mexique, cela signifie des milliers d'emplois qualifiés et un transfert de technologies, contribuant au développement de son industrie locale. Pour la France, c'est une opportunité de maintenir sa compétitivité face à la concurrence internationale, notamment américaine et asiatique. Cependant, cette délocalisation partielle de la production soulève des questions sur l'impact pour l'emploi en France. Les entreprises comme Safran justifient ces choix par la nécessité de rester compétitives sur un marché mondial très concurrentiel.

Ce que ça pourrait changer

Querétaro est souvent comparée à Toulouse en raison de sa spécialisation dans l'aéronautique et de la densité de ses acteurs industriels. Toulouse, avec des entreprises comme Airbus et des milliers d'emplois dans le secteur, est un modèle de référence. Querétaro, bien que moins connue, reproduit ce modèle avec une approche adaptée au contexte mexicain. Les deux villes partagent des caractéristiques similaires : une forte concentration d'entreprises du secteur, des centres de formation dédiés et une collaboration étroite entre le public et le privé. Cette comparaison illustre la mondialisation de l'industrie aéronautique, où les savoir-faire se diffusent au-delà des frontières traditionnelles.

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