Aspirateurs-laveurs, robots-tondeuses, frigo, lave-linge, IA : malgré les progrès technologiques, les tâches ménagères représentent toujours une charge mentale pour les femmes… et les homme
Robots aspirateurs, électroménager programmable, applications de contrôle : la technologie promet de simplifier l’entretien du foyer. Pourtant, 51 % des Français considèrent toujours l’organisation des tâches ménagères comme une charge mentale importante.
Les appareils ménagers modernes comme les robots aspirateurs-laveurs, les robots-tondeuses, les machines à laver intelligentes ou les réfrigérateurs connectés semblent de plus en plus autonomes. Ils exécutent des tâches répétitives comme nettoyer les sols, tondre la pelouse ou laver le linge sans intervention humaine directe. Cependant, malgré ces progrès technologiques, ces appareils ne peuvent pas prendre de décisions organisationnelles. Par exemple, ils ne savent pas quand lancer une machine à laver ou quand il faut passer l'aspirateur. Ils ne remplacent donc pas totalement le travail mental d'organisation nécessaire pour gérer un foyer. Selon un sondage OpinionWay pour LG réalisé en août 2026 auprès de 1 050 Français, 51 % des personnes interrogées considèrent que l'organisation des tâches ménagères reste une charge mentale importante, malgré ces innovations.
L'étude révèle que les femmes ressentent davantage cette charge mentale que les hommes. En effet, 57 % des femmes contre 43 % des hommes estiment que l'organisation des tâches ménagères représente une charge mentale importante. Cet écart de 14 points souligne que les femmes continuent souvent de porter une responsabilité plus lourde dans la gestion du foyer. Par exemple, elles sont plus susceptibles de dresser des listes de courses, de surveiller les stocks ou de trier le linge. De plus, 72 % des femmes pensent que certaines tâches ne seraient pas réalisées si elles ne prenaient pas elles-mêmes l'initiative, contre 55 % des hommes. Cela montre que, malgré une implication croissante des hommes, les femmes restent plus souvent en première ligne pour ces responsabilités.
Les hommes s'impliquent de plus en plus dans les tâches ménagères, même si les femmes restent plus concernées. Selon l'étude, 43 % des hommes considèrent l'organisation des tâches comme une charge mentale importante, et plus d'un homme sur deux affirme que certaines tâches ne seraient pas accomplies sans son intervention. Cette évolution est reconnue par 8 Français sur 10, qui estiment que le partage des tâches a progressé par rapport aux générations précédentes. Cette perception est encore plus marquée chez les hommes (84 %) que chez les femmes (76 %). Malgré ces avancées, les femmes restent donc plus souvent responsables de l'organisation globale du foyer.
Face à cette charge mentale, les appareils intelligents sont perçus comme une solution par une partie des Français. Plus d'un tiers des personnes interrogées (34 %) font davantage confiance à un appareil intelligent qu'à une autre personne du foyer pour accomplir certaines tâches ménagères. Cette confiance est légèrement plus marquée chez les hommes (37 %) que chez les femmes (31 %). Les jeunes générations sont particulièrement réceptives à ces technologies : 59 % des moins de 35 ans et 61 % des 25-34 ans leur font davantage confiance qu'à un être humain. Les principaux avantages cités sont la régularité et l'automatisation, bien que ces appareils nécessitent encore une organisation rigoureuse, surtout dans les foyers avec enfants.
La présence d'enfants mineurs alourdit considérablement la charge mentale liée aux tâches ménagères. Dans les foyers avec au moins un enfant de moins de 18 ans, 63 % des personnes interrogées considèrent l'organisation domestique comme une charge mentale importante, contre 45 % dans les foyers sans enfant. De plus, 74 % des répondants dans ces familles estiment que certaines tâches ne seraient pas réalisées sans leur vigilance, contre 60 % dans les autres foyers. Les enfants ajoutent non seulement des tâches supplémentaires, mais imposent aussi une organisation plus complexe, avec des horaires à respecter, des activités à planifier et des imprévus à gérer. Les appareils technologiques peuvent gagner du temps, mais cet avantage est souvent absorbé par une organisation plus exigeante.
La procrastination, c'est-à-dire le fait de reporter des tâches à plus tard, joue également un rôle dans la charge mentale liée aux tâches ménagères. Selon l'étude, 68 % des Français reconnaissent repousser certaines tâches alors qu'ils savent qu'elles doivent être réalisées rapidement. Près d'un Français sur deux (49 %) admet avoir déjà laissé une corvée en espérant qu'une autre personne s'en charge. Cette tendance est identique chez les femmes et les hommes. Cependant, les différences sont surtout générationnelles : la procrastination concerne 80 % des 18-24 ans et 67 % des 25-34 ans, mais seulement 32 % des 65 ans et plus. Ce dernier groupe, souvent à la retraite, dispose de plus de temps libre et ses enfants sont généralement adultes, ce qui réduit la pression organisationnelle.

