Dur retour à la réalité pour les chefs en campagne
La présence d’un bébé d’un an sur le campement Notre-Dame à Montréal choque les chefs..
Un enfant d’un an a été retrouvé dans le campement Notre-Dame, situé à Montréal, un lieu où vivent plusieurs personnes en situation d’itinérance. Cette découverte a été signalée au Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) par un appel au 9-1-1 concernant une « situation nébuleuse impliquant un enfant ». L’enfant a été placé en sécurité et l’enquête a été confiée au Module sur les abus physiques et les décès d’enfants du SPVM. Cette situation a provoqué une vive émotion parmi les chefs politiques en campagne électorale, notamment chez Christine Fréchette, cheffe de la Coalition avenir Québec (CAQ), qui a exprimé son désarroi en tant que mère.
Christine Fréchette a qualifié la situation d’« inacceptable » et a annoncé vouloir mettre en place un plan national de lutte contre l’itinérance pour éviter que des enfants se retrouvent dans des campements. Paul St-Pierre Plamondon, chef du Parti québécois (PQ), a critiqué l’inaction des gouvernements précédents et s’est engagé à réduire l’itinérance de moitié s’il était élu. Il a également accepté de rencontrer la mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada, après lui avoir reproché de ne pas avoir été consultée depuis le début de la campagne. Ruba Ghazal, cheffe parlementaire de Québec solidaire, a souligné le manque d’investissements concrets dans le logement social dans le cadre financier du PQ.
Les chefs politiques ont évoqué différentes solutions pour lutter contre l’itinérance. Charles Milliard, chef libéral, a insisté sur la nécessité d’avoir davantage d’intervenants et de logements sociaux et abordables. Éric Duhaime, chef conservateur, a rappelé l’engagement de tous les partis à organiser une réflexion collective sur l’itinérance, comme l’avait proposé l’ex-première ministre Pauline Marois. Il a également condamné l’existence des campements, les qualifiant de « solution » inadaptée. La mairesse Martinez Ferrada a annoncé qu’elle explorait des « options légales » pour intervenir rapidement, sans préciser lesquelles.
Christine Fréchette a estimé que la crise tarifaire avec les États-Unis pourrait menacer jusqu’à 30 000 emplois au Québec. Cette estimation a été contestée par Charles Milliard, qui a jugé le chiffre trop bas, évoquant des secteurs comme le manufacturier, le forestier et l’aluminium. Paul St-Pierre Plamondon a également critiqué cette estimation, la qualifiant de peu réaliste. Ruba Ghazal a demandé à Fréchette de rendre publics ses scénarios pour rassurer la population. Les chefs ont salué le rapprochement du premier ministre Mark Carney avec l’*Union européenne* (UE), mais Fréchette a réclamé un « statut spécial » pour le Québec au sein de cette organisation.

