On a joué à Lego Skylines, le city-builder cosy qui ne fait pas semblant de gérer une ville
Lego Skylines, c'est la rencontre entre l'univers des briques colorées et l'exigence d'un jeu de simulation type SimCity et Cities: Skylines. Le jeu proposé par Iceflake Studios et Paradox Interactive a été présenté dans une version très préliminaire.
Lego Skylines est un jeu de gestion urbaine développé par Iceflake Studios et édité par Paradox Interactive, qui fusionne l'univers coloré et ludique des briques Lego avec les mécaniques exigeantes d'un city-builder comme SimCity ou Cities: Skylines. Ce projet, présenté lors de la gamescom 2026, marque une rupture avec les jeux d'action-aventure classiques de la franchise Lego. Le studio finlandais Iceflake, connu pour son travail sur Cities: Skylines II, a été choisi pour mener à bien ce développement, malgré les défis rencontrés par son prédécesseur. Le jeu promet une expérience de gestion urbaine accessible, tout en intégrant les règles classiques de ce genre, comme la gestion des ressources ou la pollution.
Le jeu propose une prise en main intuitive, idéale pour les débutants en city-builder. Le tutoriel guide le joueur via des quêtes simples, comme construire une première maison ou raccorder une route, le tout dans un environnement visuellement chaleureux et coloré. L'ambiance Lego se traduit par un style visuel élégant, avec un effet tilt-shift qui met en valeur les éléments centraux de l'écran. Les animations, comme l'empilement des briques pour construire un bâtiment, ajoutent une touche dynamique. Cependant, cette bienveillance initiale soulève une question : le jeu est-il trop permissif en début de partie, avec une gestion financière trop généreuse ? Cette hypothèse devra être vérifiée dans la version finale.
Lego Skylines propose deux niveaux de personnalisation. À l'échelle macro, les bâtiments sont posés d'un bloc, avec une animation accélérée montrant les briques s'empiler. À l'échelle micro, le joueur peut ajouter des détails au sol, comme une boîte aux lettres ou une poubelle, pour personnaliser son environnement. Cependant, l'uniformité visuelle des briques Lego rend parfois difficile la distinction entre les types de bâtiments. Le jeu intègre un système de calques (ou overlays) pour visualiser instantanément les différentes zones, comme les habitations ou les commerces. Les mécaniques de gestion restent classiques : les ressources doivent être produites et distribuées, et la pollution a un impact réel sur la santé des habitants.
En phase avancée (late game), la gestion de la ville devient plus complexe. Le joueur doit surveiller jusqu'à 11 calques de contrôle, comme la gestion des égouts, des ordures, de l'électricité, de la santé ou de l'éducation. Une ville de test, au Milestone 57, illustre cette complexité : elle présente des problèmes à résoudre, comme une jauge d'eau potable en baisse ou des zones sans couverture Internet. Les objectifs évoluent également, passant de la simple construction d'un établissement scolaire à la nécessité de maintenir un taux de 85 % de citoyens « hautement éduqués ». Le jeu intègre aussi un système d'alertes pour signaler les crises urgentes, comme l'accumulation des ordures, ou les besoins à combler.
Le jeu a été testé en réglages « Ultra » sur une machine performante (processeur AMD Ryzen 7 9800X3D et carte graphique NVIDIA GeForce RTX 5080), affichant une fluidité irréprochable même sur une métropole très chargée. Le moteur graphique ajuste automatiquement le niveau de détail en fonction de la distance de la caméra : près du sol, les détails sont nombreux, comme l'éclairage intérieur des maisons, tandis qu'à distance, le jeu masque les petits éléments pour préserver les performances. Cette optimisation permet de maintenir une expérience fluide, même sur des configurations moins puissantes.
Lego Skylines se distingue par son équilibre entre accessibilité et profondeur de gestion. L'ambiance Lego apporte une touche chaleureuse et colorée, tout en restant fidèle aux mécaniques classiques des city-builders. Cependant, certains puristes pourraient regretter l'absence de transports ferroviaires ou maritimes complexes, ou s'interroger sur l'équilibre économique en début de partie. D'autres ajouts pourraient être intégrés d'ici la sortie finale, comme des modes de transport supplémentaires ou des mécaniques de gestion plus poussées. Le jeu est annoncé pour 2027 sur PC, PlayStation 5, Xbox Series X/S et Switch 2, mais ni la date précise ni le prix n'ont encore été communiqués.

