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Tous à confesse : lorsque la confession était au cœur de la vie sociale des Français

<name>Caroline Muller, Maîtresse de conférences en histoire contemporaine ; membre de l'IUF. Spécialiste d'histoire du XIXe siècle, du catholicisme et d'histoire des femmes et du genre, Université Rennes 2</name> <foaf:homepage rdf:resource="https://theconversation.com/profiles/caroline-muller-2731703"/>· 12 août 2026

Le passage au confessionnal (au moins une fois par an) concernait encore 51&nbsp;% des Français en 1952. Dabarti CGI/Shutterstock (no reuse) L’ESSENTIEL La confession est souvent envisagée comme une pratique spirituelle individuelle, touchant l’intimité et le secret des consciences. Mais au XIX e s…

Résumé

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Confession bien plus qu'un rituel

Au XIXe siècle en France, la confession n’était pas seulement un acte spirituel individuel, mais une pratique sociale centrale impliquant toute la communauté.

Contrairement à aujourd’hui, où seulement 2% des Français assistent à la messe dominicale, cette époque voyait 51% des Français·es se confesser au moins une fois par an en 1952.

Le confessionnal était un lieu où la communauté surveillait qui se confessait, quand et comment.

Par exemple, en 1888 à Carfantain, près de Rennes, des paroissiens ont attendu quatre heures dans le froid pour se confesser, montrant l’importance collective de cette pratique.

Le curé, considéré comme un fonctionnaire sous le Concordat jusqu’en 1905, était aussi sous surveillance administrative, comme tout agent de l’État.

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