Au Kenya, les rastafaris privés de leur usage religieux du cannabis
Jeudi 15 juillet, la justice a rejeté la demande de la Société rastafari du Kenya, qui souhaitait une exemption l’autorisant à utiliser du cannabis à des fins sacramentales. Un jugement qui intervient sept ans après la reconnaissance du rastafarisme comme une religion protégée dans le pays.
Résumé
Contexte judiciaire
Le 15 juillet 2026, la Haute Cour de Nairobi, au Kenya, a rendu une décision attendue concernant une affaire opposant la Société rastafari du Kenya (RSK) aux autorités locales.
Le tribunal de Milimani, situé dans la capitale kényane, était le théâtre de cette audience qualifiée d'explosive par le quotidien The Daily Nation.
Les juges devaient trancher une question sensible : les rastafaris pouvaient-ils obtenir une exemption leur permettant d’utiliser le cannabis dans le cadre de leurs rites religieux ?
Cette demande s’inscrivait dans un débat national plus large sur la légalisation du cannabis au Kenya, un sujet déjà sensible dans le pays.
Le juge Bahati Mwamuye, en charge de l’affaire, a finalement rejeté la requête des rastafaris, estimant que ces derniers n’avaient pas suffisamment démontré que l’interdiction du cannabis portait atteinte à leur liberté religieuse.
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