Contester une OQTF en 2026 : un mois, sept jours ou quarante-huit heures, selon la situation de l'étranger. Par André Alves Fernandes, Avocat.
Depuis le 15 juillet 2024, le contentieux des obligations de quitter le territoire français a quitté le code de justice administrative pour le livre IX du CESEDA, et depuis le 8 juin 2026 les délais chiffrés sont passés dans la partie réglementaire. Trois régimes coexistent désormais, et le Conseil…
Résumé
OQTF : trois situations
Une Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF) peut être contestée selon la situation administrative de la personne au moment de sa notification.
Il existe trois cas principaux : l'étranger libre (ni assigné à résidence, ni détenu, ni en rétention), l'étranger assigné à résidence ou détenu, et l'étranger en rétention administrative.
Pour un étranger libre, le délai de recours est d'un mois.
Si la personne est assignée à résidence ou détenue, ce délai est réduit à sept jours.
En cas de rétention, le délai chute à quarante-huit heures.
Ces distinctions, introduites par la loi n° 2024-42 du 26 janvier 2024 et précisées par des décrets en 2026, visent à adapter la procédure à l'urgence de la situation.
Le choix du délai dépend donc de la mesure restrictive appliquée à la personne au moment où elle reçoit l'OQTF.
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