Argentine : 50 ans après le coup d’État militaire, quel héritage de la dictature ?
En Argentine, la dictature n’a pas seulement imposé la terreur et le néolibéralisme : elle a également laissé une empreinte durable sur la façon dont le camp populaire pense la démocratie. Cinquante ans après le coup d’État militaire, le travail de mémoire devrait aussi interroger la manière dont l…
Résumé
Contexte politique
Le 24 mars 1976, les forces armées argentines ont renversé le gouvernement de María Estela Martínez de Perón, dite « Isabelita », mettant fin à une période de mobilisation populaire intense mais aussi de polarisation politique et de violence croissante.
Cette date marque le début de la dernière dictature militaire du pays, après six coups d’État depuis 1930.
Avant 1976, une partie importante de la société argentine voyait la politique comme un moyen de transformer radicalement l’ordre social, malgré les contradictions internes.
Le coup d’État a brutalement interrompu ce processus, instaurant un régime autoritaire qui a duré jusqu’en 1983.
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