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Droit

Science et société | Cahiers français (2026/2 n° 450)

Cairn : SHS / Droit · mis à jour 16 févr.

Pages 1 à 1 | Science et société : des liens en tension ? Pages 5 à 13 | Les tiers-lieux, au premier et au dernier kilomètre de l’action publique | Arnaud Bonnet, Alice Canabate, Lise Dary, Agathe de Fontenay Pages 16 à 23 | Chronique d’un héritage scientifique | Dominique Pestre Pages 24 à 31 | Comment la technoscience transforme la société | Ashveen Peerbaye Pages 32 à 42 | Politique de recherche et avenir de la société | Thierry Damerval.

Un magazine spécialisé

Le numéro 450 des Cahiers français, intitulé Science et société : Alliance ou défiance ?, est un magazine trimestriel publié par La Documentation française en février 2026. Ce numéro, disponible en version électronique, compte 120 pages et coûte 7,49 €. Il aborde les relations complexes entre la science et la société, en explorant les tensions entre confiance et méfiance. Le sommaire est structuré en plusieurs parties : un éditorial, des articles sur les politiques publiques, un dossier central sur la science et la société, des entretiens, des analyses et des fiches pratiques comme Ce qu’il faut retenir ou Les mots du dossier. Les articles sont rédigés par des experts et des chercheurs, avec des contributions de Dominique Foray et Ruth Horn.

Science et société en tension

L’éditorial du numéro, intitulé Science et société : des liens en tension ?, pose la question centrale de la relation entre la science et la société. Il souligne que cette relation oscille entre deux extrêmes : l’alliance, où la science est perçue comme un outil de progrès et de bien commun, et la défiance, où elle est critiquée pour son manque de transparence, ses conflits d’intérêts ou ses impacts négatifs. Ce numéro explore les causes de cette tension, comme la complexité des sujets scientifiques, la rapidité des innovations ou les scandales sanitaires. L’objectif est de comprendre comment rétablir un dialogue constructif entre les scientifiques, les décideurs politiques et les citoyens.

Financement de la science

L’article Qui finance la science ? Les moyens de l’indépendance scientifique, écrit par Dominique Foray, examine les sources de financement de la recherche en France et en Europe. Il distingue trois grands types de financements : les fonds publics (États, collectivités, agences comme l’ANR), les fonds privés (entreprises, fondations) et les fonds européens (programmes comme Horizon Europe). L’auteur met en lumière les risques liés à une dépendance excessive à un seul type de financement, comme la perte d’autonomie des chercheurs ou la priorisation de projets à court terme. Il souligne l’importance d’un équilibre entre ces sources pour garantir une recherche libre et innovante. En France, les dépenses de recherche représentent environ 2,2 % du PIB, un niveau inférieur à la moyenne des pays de l’OCDE.

Éthique et chercheurs

L’article Éthique et responsabilité des chercheurs, rédigé par Ruth Horn, aborde les enjeux éthiques de la recherche scientifique. Il traite des dilemmes moraux auxquels sont confrontés les chercheurs, comme la manipulation des résultats, les conflits d’intérêts ou l’utilisation de données sensibles. L’auteure souligne l’importance des comités d’éthique, des chartes déontologiques et des réglementations pour encadrer les pratiques scientifiques. Elle cite des exemples concrets, comme les scandales liés aux essais cliniques ou aux fraudes dans les publications scientifiques. L’objectif est de promouvoir une recherche responsable, transparente et au service de l’intérêt général.

Débat public et science

La partie En débat du numéro explore les mécanismes de participation citoyenne dans les décisions scientifiques. Elle analyse comment les citoyens peuvent s’impliquer dans les choix technologiques ou sanitaires, par exemple via des conférences de citoyens ou des consultations publiques. L’article souligne que cette implication est cruciale pour renforcer la légitimité des décisions et réduire les risques de défiance. Il cite des exemples comme les débats sur les OGM ou les vaccins, où l’opacité des processus a alimenté la méfiance. L’objectif est de montrer que la science ne peut plus être une affaire d’experts, mais doit intégrer les préoccupations et les valeurs des citoyens.

Ce que ça pourrait changer

La section *Ce qu’il faut retenir* résume les principales conclusions du numéro. Elle insiste sur la nécessité de renforcer la transparence dans la recherche, de diversifier les sources de financement et d’encourager le dialogue entre scientifiques et société. Elle met en avant des chiffres comme les 7,49 € du prix du numéro ou les 2,2 % du PIB consacrés à la recherche en France. Elle souligne aussi l’importance des outils comme les comités d’éthique ou les conférences de citoyens pour restaurer la confiance. Enfin, elle rappelle que la science doit rester un bien commun, accessible et utile à tous.

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