Reconnaissance faciale : la politique du chiffre incite la police à violer la loi

En 2011, la CNIL déplorait l’absence de base légale du fichier GASPARD de photos biométriques policières. 15 ans plus tard, policiers et gendarmes s’en servent quotidiennement depuis leurs téléphones portables pour recourir, en toute illégalité, à la reconnaissance faciale lors de simples contrôles…
Résumé
Fichier GASPARD illégal
En 2011, la CNIL (Commission nationale de l'informatique et des libertés) avait déjà pointé l'absence de base légale pour le fichier GASPARD, un système de stockage de photos biométriques utilisées par la police et la gendarmerie.
Quinze ans plus tard, en 2026, ce fichier est toujours exploité quotidiennement via des smartphones dédiés, comme les terminaux NEO 2 (utilisés par la police depuis 2022) ou NeoGend (gendarmerie depuis 2020).
Ces appareils permettent d'effectuer des contrôles d'identité en temps réel grâce à la reconnaissance faciale, une pratique pourtant interdite par la loi.
Un juge a récemment relaxé huit manifestants identifiés à tort par ce biais, confirmant l'illégalité de ces méthodes.
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