Le paradoxe de l’ultra-trail : pourquoi les femmes excellent mais sont sous-représentées
L’ESSENTIEL La 23ᵉ édition de l’Ultra-Trail du Mont-Blanc se tiendra du 24 au 30 août 2026. L’États-Unienne Rachel Entrekin est devenue en mai 2026 la première femme à remporter le Cocodona 250, en Arizona, une compétition phare de la discipline. Alors qu’elles excellent sur les très longues distan…
Résumé
Ultra-trail : un paradoxe
L’ultra-trail désigne une course nature en montagne dont la distance dépasse celle du marathon (42 kilomètres).
Un paradoxe y est observé : plus la distance est longue, moins les femmes s’inscrivent aux épreuves, mais plus leurs performances se rapprochent de celles des hommes.
Par exemple, sur 10 kilomètres, les femmes représentent 40 % des participants et leur meilleure performance est 19 % plus lente que celle du meilleur homme.
Sur 100 miles (160 kilomètres), elles ne sont plus que 16 % mais l’écart de performance tombe à 4,5 %.
Au-delà de 200 kilomètres, elles ne sont plus que 10 % des participants et l’écart n’est plus que de 3 %.
Ces chiffres proviennent de deux bases de données ouvertes, TRAILGENDER (95 pays, 15 848 éditions) et ITRA Phase 0 (126 pays, 21 177 épreuves), analysant les classements de l’Association internationale de trail-running (ITRA).
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