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Stop Killing Games : un projet de loi historique est adopté en Californie

Matthieu Fabris· 2 juin 2026
Stop Killing Games : un projet de loi historique est adopté en Californie

Alors que le mouvement de défense des droits des joueuses et des joueurs et de la préservation des jeux vidéo Stop Killing Games bat son plein, un texte de loi visant à empêcher la disparition totale des jeux achetés progresse en Californie.

Résumé

1

Nouvelle loi en Californie

L’Assemblée de Californie a adopté le projet de loi AB 1921, surnommé Protect Our Games Act, qui impose de nouvelles obligations aux éditeurs de jeux vidéo.

Ce texte, encore en cours de validation, vise à protéger les joueurs contre la disparition soudaine de jeux achetés en ligne.

Désormais, les éditeurs devront avertir les joueurs 60 jours avant la fermeture des serveurs d’un jeu dématérialisé payant sorti après le 1er janvier 2027.

Ils devront aussi proposer une solution pour que le jeu reste accessible, comme une version jouable hors ligne, des serveurs communautaires ou un remboursement.

Les jeux par abonnement et les free-to-play (jeux gratuits avec achats intégrés) sont exclus de cette loi.

Ce projet marque une première victoire pour le mouvement Stop Killing Games, qui milite pour la préservation des jeux vidéo.

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Mouvement Stop Killing Games

Le mouvement Stop Killing Games (littéralement Arrêtez de tuer les jeux) dénonce la disparition de jeux vidéo devenus injouables après la fermeture de leurs serveurs en ligne.

Ces fermetures, souvent liées à des décisions commerciales, privent les joueurs d’accès à des titres qu’ils ont achetés, ce que les défenseurs du mouvement comparent à une forme d’obsolescence programmée (stratégie visant à rendre un produit inutilisable après un certain temps pour en vendre un nouveau).

Lancé en avril 2024, ce mouvement a mené une initiative citoyenne européenne qui a recueilli 1 294 188 signatures validées par l’Union européenne en janvier 2026, soit environ 90 % des signatures soumises.

Ce soutien massif montre l’importance croissante de la préservation des jeux vidéo dans le débat public.

3

Enjeux et acteurs clés

La Californie joue un rôle central dans cette dynamique, car elle abrite des géants du jeu vidéo comme Blizzard (créateur de World of Warcraft et Overwatch), Electronic Arts, Riot Games (League of Legends) et Santa Monica Studio (God of War).

L’adoption de l’AB 1921 par l’Assemblée californienne est donc un signal politique fort, susceptible d’influencer d’autres régions du monde.

Le mouvement Stop Killing Games y voit une avancée encourageante, car elle pourrait inspirer des législations similaires en Europe et ailleurs.

Cette loi, si elle est définitivement adoptée, pourrait devenir un précédent juridique international, renforçant la protection des joueurs et la préservation du patrimoine vidéoludique.

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Exclusions et limites

Le projet de loi californien présente des limites importantes.

Il ne s’appliquera qu’aux jeux dématérialisés payants sortis après le 1er janvier 2027, excluant ainsi les jeux déjà existants et ceux proposés via des services d’abonnement ou en free-to-play.

Les jeux en abonnement, comme ceux des plateformes Netflix ou Apple Arcade, ne sont pas concernés, car ils reposent sur un modèle économique différent.

De même, les jeux gratuits avec achats intégrés (free-to-play) échappent à cette réglementation.

Ces exclusions réduisent la portée de la loi, mais elle reste une première étape vers une meilleure protection des joueurs et une reconnaissance du droit à la préservation des jeux vidéo.

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