Face aux oppositions, le pouvoir algérien “mise sur la lassitude et sur la peur”
Plusieurs organisations de défense des droits humains ont fait état de récentes arrestations de militants. Pour les titres d’opposition “Le Matin d’Algérie” et “Twala”, c’est le signe d’un régime verrouillé et autoritaire, qui a “transformé la liberté en anomalie”.
Résumé
Hirak et pouvoir algérien
Le mouvement du Hirak (qui signifie mouvement en arabe) a éclaté en Algérie en février 2019 pour protester contre la candidature d'Abdelaziz Bouteflika, alors président octogénaire et malade, à un cinquième mandat.
Ces manifestations massives ont abouti à la démission de Bouteflika en avril 2019.
Depuis, son successeur, Abdelmadjid Tebboune, a promis une « nouvelle Algérie » plus démocratique.
Pourtant, sept ans après le début du Hirak, le pays reste marqué par un pouvoir perçu comme de plus en plus autoritaire et répressif.
Les élections législatives de juillet 2023 ont enregistré un taux d'abstention record de 79 %, reflétant un désengagement massif des citoyens envers un système politique jugé verrouillé et peu représentatif.
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