De l'intimité marchande à la tromperie relationnelle : les responsabilités du créateur-entrepreneur de contenus érotiques en ligne. Par Benjamin Mayzaud Visseaux, Avocat.
À Shaï. À l'origine de cet article, il y a la rencontre d'une victime et de son avocat sur un sujet intime et délicat. Résumé : le développement des plateformes de contenus érotiques par abonnement a fait apparaître une figure économique que les catégories juridiques ordinaires saisissent mal si el…
Résumé
Intimité monétisée
L'article analyse les plateformes de contenus érotiques par abonnement comme OnlyFans, Fansly ou MYM, qui ne vendent pas seulement des images ou vidéos, mais aussi une impression de proximité et une relation personnalisée.
En 2024, OnlyFans a traité 7,2 milliards de dollars de paiements bruts pour 4,634 millions de créateurs et 377,456 millions d'abonnés.
L'activité repose sur un modèle économique où la rareté de l'attention, la personnalisation des messages et l'illusion d'une relation authentique sont monétisées.
Le droit français ne considère pas cette activité comme illicite en soi, mais elle doit respecter des cadres pénaux, fiscaux et contractuels stricts.
Le risque juridique émerge lorsque cette intimité est fabriquée ou dissimulée, notamment par l'usage de chatters (répondeurs humains) ou d'outils d'intelligence artificielle qui imitent le créateur sans transparence.
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