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Si nous ne ralentissons pas, c’est la planète qui nous stoppera

Courrier International· 29 juillet 2026

L’impression de courir partout en permanence est une expérience universelle, et même une “pathologie civilisationnelle”, écrit ce médecin et chroniqueur espagnol dans les colonnes du journal régional “La Voz de Galicia”. Il préconise un ralentissement général, sans attendre le prochain coup d’arrêt mondial que pourrait nous imposer notre planète, après la pandémie et la crise énergétique.

Résumé

1

L'ère de la vitesse

L'article décrit notre époque comme une période marquée par une accélération généralisée de tous les aspects de la vie.

L'auteur utilise l'expression tachycardie généralisée pour illustrer cette frénésie, comparant la trotteuse d'une montre à une cravache qui pousse les individus à courir sans relâche.

Cette obsession de la vitesse est présentée comme une croyance selon laquelle la rapidité équivaudrait au progrès.

L'auteur cite des exemples concrets comme la fibre optique, une technologie permettant des connexions internet ultra-rapides, et les cafés en capsule, symboles d'une consommation instantanée.

Il souligne que cette précipitation n'est pas seulement un état psychologique individuel, mais une pathologie civilisationnelle, c'est-à-dire un dysfonctionnement à l'échelle de la société toute entière.

2

Rythmes naturels ignorés

L'article explique que la biologie humaine et les lois du cosmos fonctionnent selon des rythmes propres, bien différents des urgences imposées par le monde moderne.

Par exemple, le corps humain a besoin de temps pour se reposer, digérer ou réfléchir, tandis que l'univers suit des cycles comme celui de l'entropie, un concept de la physique qui décrit la tendance naturelle à la dispersion de l'énergie et à l'augmentation du désordre.

L'auteur compare cette situation à un moteur qui, poussé au-delà de sa capacité de rotation, finit par surchauffer.

Ici, le moteur symbolise l'activité humaine effrénée, et la surchauffe représente les conséquences négatives de cette accélération, comme le réchauffement climatique ou l'épuisement des ressources naturelles.

3

Pression et limites

L'article aborde la notion de point de friction critique, un seuil au-delà duquel un système ne peut plus fonctionner normalement sans subir de dommages.

Dans ce contexte, ce seuil représente les limites écologiques et sociales que l'humanité dépasse en raison de sa course effrénée.

L'auteur compare cette situation à un individu qui, à force de trop en faire, finit par craquer sous la pression, développant des troubles comme l'angoisse ou la dépression.

De la même manière, lorsque c'est l'humanité dans son ensemble qui surexploite les ressources naturelles, la Nature ou l'Entropie (le désordre naturel) active des mécanismes d'autoprotection.

L'exemple cité est la pandémie de Covid-19, présentée non pas seulement comme un événement biologique, mais comme un coup de semonce de l'univers, un signal d'alerte envoyé pour imposer un arrêt.

4

La lenteur comme solution

Face à cette accélération délétère, l'article prône l'éloge de la lenteur comme remède à cette pathologie civilisationnelle.

L'auteur, Luis Ferrer i Balsebre, médecin et chroniqueur espagnol, défend l'idée que ralentir n'est pas un retour en arrière, mais une nécessité pour préserver l'équilibre des systèmes naturels et humains.

Il suggère que la société devrait appuyer sur le freinage d'urgence de la réalité, une métaphore pour indiquer qu'il est temps de prendre des mesures radicales pour éviter un effondrement.

L'article ne propose pas de solutions concrètes, mais insiste sur l'urgence de repenser notre rapport au temps et à la vitesse, en s'inspirant des rythmes biologiques et cosmiques plutôt que des impératifs économiques.

5

Contexte et publication

L'article est extrait du numéro d'été 2024 du Courrier international (n°1864), intitulé L'Appel du calme, et est disponible en kiosque jusqu'au 12 août.

Il est signé par Luis Ferrer i Balsebre, un médecin et chroniqueur espagnol, et traduit par Anna Kerautret.

Le texte original peut être consulté sur le site du journal.

L'article s'inscrit dans une réflexion plus large sur les thèmes de l'environnement, du bonheur et des ressources naturelles, en lien avec des enjeux contemporains comme la surconsommation ou la gestion du temps dans nos sociétés modernes.

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