NapseflowNapseflow
Article externe

“En Croatie, on laisse les enfants vivre leur vie”

Courrier International· 31 juillet 2026

Dans “Die Welt”, un entrepreneur allemand revient sur une expatriation décidée en quelques semaines. Il raconte un quotidien plus libre, loin des normes sociales allemandes, et une vie à reconstruire.

Résumé

1

Décision impulsive

Mirko Kedenburg, un Allemand vivant à Brême, a quitté l'Allemagne pour s'installer en Croatie, près de Zadar, avec sa famille.

Son départ n'était pas planifié : il est né d'un séjour touristique en Croatie, où l'idée d'y vivre a été évoquée de manière anodine.

Ce qui semblait d'abord une plaisanterie est devenu une décision sérieuse en quelques semaines.

Kedenburg critique les infrastructures allemandes, qu'il juge dans un état préoccupant.

Son retour en Allemagne après des vacances en Croatie a agi comme un révélateur : il a réalisé que les relations sociales et les comportements quotidiens, notamment pendant la période du Covid, étaient devenus plus tendus et distants.

Pourtant, sa situation en Allemagne était stable : il avait un emploi, un logement récent et un enfant en bas âge.

2

Contraste social

Une fois installé en Croatie, Mirko Kedenburg décrit un environnement où les règles sociales lui semblent moins rigides qu'en Allemagne.

Il souligne un rapport plus direct aux autres, notamment dans les espaces publics et dans la place accordée aux enfants.

Par exemple, lors de sorties en famille au supermarché ou au restaurant, ses enfants pouvaient jouer et faire du bruit sans être réprimandés.

À l'inverse, en Allemagne, les adultes peuvent être incités à faire taire les enfants.

Kedenburg ne idéalise pas la Croatie, mais il met en avant cette différence de culture sociale, où les interactions quotidiennes paraissent plus spontanées et moins contraintes.

3

Ajustements nécessaires

L'installation en Croatie n'a pas suivi un plan économique parfaitement maîtrisé.

Le couple a dû réorienter ses activités professionnelles après plusieurs projets qui n'ont pas abouti.

Les choix économiques se sont faits progressivement, en fonction des possibilités locales, notamment dans l'immobilier et la gestion de biens.

Kedenburg mentionne également les difficultés linguistiques et l'adaptation à un nouvel environnement administratif et social.

Malgré ces défis, il ne remet pas en cause son choix initial de s'installer en Croatie.

Ce témoignage illustre une dynamique plus large d'expatriation en Europe, où les critères économiques ne sont pas les seuls facteurs de départ.

4

Nouveaux critères d'expatriation

Le récit de Mirko Kedenburg met en lumière une tendance plus large en Europe : des départs qui ne s'expliquent pas uniquement par des raisons économiques, mais aussi par de nouvelles attentes concernant les relations sociales et l'éducation des enfants.

En Croatie, l'accent est mis sur une vie plus détendue, où les enfants ont une place plus libre dans les espaces publics.

Ce phénomène s'inscrit dans un contexte où certains Européens cherchent à échapper à des environnements perçus comme trop rigides ou stressants, comme l'Allemagne, où les infrastructures et les relations sociales sont jugées moins satisfaisantes.

Commentaires (0)

Connecte-toi pour commenter

Se connecter

Aucun commentaire pour le moment.

Découvre plus de contenu sur Napseflow