Longtemps attribué à Ramsès II, ce bloc peint il y a 3 400 ans révèle la puissance de la propagande guerrière des pharaons
Dans l'art des pharaons, le souverain écrase toujours ses ennemis, jamais l'inverse. Ces scènes de triomphe ornaient les temples pour affirmer un pouvoir, non pour raconter une bataille réelle. Un relief conservé à New York montre le char du pharaon lancé sur des soldats venus d'Asie.
Résumé
Art pharaonique et propagande
Dans l’Égypte antique, l’art officiel des pharaons ne représente jamais les défaites ou les revers militaires.
Les scènes gravées ou peintes sur les murs des temples et des palais montrent systématiquement le souverain triomphant de ses ennemis, écrasant des soldats étrangers sous ses pieds ou dans son char.
Ces représentations ne visent pas à décrire une bataille réelle, mais à affirmer la puissance divine et politique du pharaon.
Les artistes égyptiens utilisaient des codes visuels précis : le pharaon était souvent représenté plus grand que ses adversaires, avec des traits idéalisés, et ses ennemis étaient réduits à des silhouettes anonymes ou à des groupes ethniques stéréotypés.
Ces œuvres servaient de propagande pour renforcer l’autorité du souverain, en rappelant à ses sujets et aux visiteurs étrangers que l’ordre cosmique et terrestre dépendait de son règne.
Le relief découvert à New York, daté de 1323 av.
J.-C.
environ, illustre parfaitement cette tradition artistique.
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