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Après plus d’un an de vagabondage spatial, une vieille fusée de SpaceX s’apprête à percuter la Lune

Courrier International· 1 août 2026

Dix-huit mois après une mission lunaire réussie, l’étage supérieur d’une fusée Falcon 9 de SpaceX fonce à nouveau vers la Lune, cette fois pour s’y écraser. Une collision non programmée mais qui ravit les scientifiques.

Résumé

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Collision prévue

Le 5 août 2025, un débris spatial d’environ cinq tonnes, identifié comme l’étage supérieur d’une fusée Falcon 9 de SpaceX, doit percuter la Lune à une vitesse d’environ 8 700 kilomètres par heure.

Cette vitesse, sept fois supérieure à celle du son, est suffisante pour creuser un nouveau cratère à la surface lunaire.

L’impact pourrait également soulever un nuage de poussière visible depuis la Terre à plus de 400 000 kilomètres, à condition d’utiliser un télescope adapté.

La fusée avait été lancée en janvier 2025 pour transporter deux alunisseurs vers la Lune, mais après sa mission, elle a dévié de sa trajectoire prévue et s’est retrouvée piégée sur une orbite terrestre très elliptique.

Contrairement aux prévisions initiales, elle n’a pas pu se consumer dans l’atmosphère terrestre, ce qui a conduit à cette collision inattendue avec la Lune.

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Cause de la déviation

La trajectoire de la fusée Falcon 9 a dévié après sa mission en raison d’un manque de carburant pour effectuer une manœuvre de retour contrôlé dans l’atmosphère terrestre.

Une orbite elliptique désigne une trajectoire en forme d’ovale, où la distance entre l’objet et la Terre varie fortement.

Dans ce cas, la fusée s’est retrouvée sur une orbite où elle oscillait entre une altitude proche de la Terre et une distance bien plus éloignée, l’empêchant de retomber naturellement.

L’astronome Bill Gray, créateur du logiciel Project Pluto spécialisé dans le suivi des objets géocroiseurs, a été le premier à prédire cette collision.

Les objets géocroiseurs regroupent les astéroïdes, les comètes et les engins spatiaux humains dont l’orbite croise celle de la Terre.

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Opportunité scientifique

Cet impact est considéré comme une opportunité unique par les scientifiques, car il s’agit d’un événement prévisible et dont les caractéristiques sont bien connues.

En effet, la masse (5 tonnes) et la vitesse (8 700 km/h) de la fusée sont précisément déterminées, ce qui permet aux chercheurs d’utiliser cet événement comme un étalon pour calibrer leurs instruments.

Habituellement, les impacts de météoroïdes sur la Lune sont difficiles à étudier car leur masse et leur vitesse sont inconnues.

Benjamin Fernando, chercheur au Laboratoire national de Los Alamos aux États-Unis, souligne que cette collision servira à tester les techniques d’analyse des impacts lunaires naturels, qui surviennent de manière imprévisible.

Les scientifiques pourront ainsi affiner leurs méthodes pour étudier les phénomènes similaires à l’avenir.

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Analyse de la Lune

En plus de servir de référence pour les études d’impacts, la collision permettra d’en apprendre davantage sur la composition de la Lune.

Lors de l’impact, une quantité importante de matière lunaire sera projetée dans l’espace, formant un panache de poussière observable.

En analysant ce panache, les chercheurs espèrent déterminer la composition du sol lunaire à l’endroit de l’impact.

Benjamin Fernando explique que ces données pourraient révéler des informations sur la structure interne et l’histoire géologique de la Lune.

Cette analyse pourrait compléter les connaissances acquises lors des missions lunaires passées, comme les missions Apollo ou les projets récents d’exploration robotique.

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Acteurs et contexte

Plusieurs acteurs sont impliqués dans cet événement.

SpaceX, l’entreprise privée fondée par Elon Musk, est à l’origine de la fusée Falcon 9, un lanceur réutilisable conçu pour transporter des satellites ou des missions vers la Lune ou Mars.

Le Centre spatial Kennedy en Floride, d’où la fusée a décollé le 10 septembre 2024, est l’un des principaux sites de lancement de la NASA.

L’astronome Bill Gray a joué un rôle clé en prédisant la collision grâce à son logiciel Project Pluto, qui suit les objets en orbite autour de la Terre.

Aux États-Unis, le Laboratoire national de Los Alamos est un centre de recherche spécialisé dans les sciences et technologies, notamment en physique et en ingénierie spatiale.

Ces acteurs illustrent l’importance croissante du secteur privé et de la collaboration internationale dans l’exploration spatiale.

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