Le mouvement lycéen est l’incarnation d’une crise de légitimité de l’État démocratique
La mobilisation actuelle des lycéens est différente de celles du passé, assure le sociologue Eduardo Chávez Molina, car les jeunes ne se battent pas contre une réforme spécifique, mais contre un problème de fond. À savoir : la rupture du contrat social, qui crée une incertitude existentielle et rév…
Résumé
Événement académique et mobilisation
Le mardi 6 octobre, à Paris, l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) a organisé une cérémonie exceptionnelle : l’université de Buenos Aires y a remis un doctorat honoris causa au sociologue français François Dubet.
Ce dernier est une figure majeure dans l’étude des dynamiques sociales et des inégalités.
Le même jour, en France, de nombreux lycées étaient fermés en signe de solidarité avec un mouvement lycéen en cours.
À Paris et dans les banlieues, des centaines d’adolescents se sont rassemblés devant leurs établissements, brandissant des tambours et des banderoles.
Cet événement illustre une tension entre deux formes d’expression publique : d’un côté, l’État et ses institutions (comme l’EHESS ou les forces de l’ordre) qui organisent des cérémonies ou déploient des moyens policiers, et de l’autre, les lycéens qui utilisent leur corps et leur voix pour revendiquer des droits.
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