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Droit

Au procès libyen, Nicolas Sarkozy plaide sa cause une dernière fois : « Tous les matins

Nouvel Obs : Procès · mis à jour 28 mai

Au dernier jour de son procès en appel, à l’issue des plaidoiries de ses quatre avocats demandant sa relaxe, l’ancien président de la République a, une nouvelle fois, clamé son innocence. La décision sera rendue le 30 novembre prochain.

Procès en appel de Sarkozy

Le 27 mai 2026, Nicolas Sarkozy, ancien président de la République française, se présente au palais de justice de Paris pour la dernière journée de son procès en appel. Ce procès concerne les financements libyens, une affaire judiciaire qui l’accuse d’avoir bénéficié de fonds illégaux en provenance de la Libye de Mouammar Kadhafi pour financer sa campagne électorale de 2007. Le procès en première instance avait débuté le 16 mars 2026 et s’est conclu par une demande de condamnation à sept ans de prison de la part du parquet. La cour d’appel de Paris doit désormais trancher sur ce dossier, après que Sarkozy a été relaxé en première instance en 2023, une décision qui avait été contestée par le parquet.

Dernière audience du procès

Lors de cette dernière audience, Nicolas Sarkozy se lève rapidement pour prendre la parole avant même que le président de la cour ne termine sa phrase, montrant son empressement à s’exprimer. À 17h30, après les plaidoiries de ses quatre avocats, la cour lui demande s’il souhaite ajouter un dernier mot. Sarkozy répond par l’affirmative et sort un dossier vert contenant plusieurs feuillets, suggérant qu’il compte profiter de cette ultime occasion pour plaider sa cause. Cette intervention marque la fin des débats, après plusieurs mois de procès qui ont vu les avocats de l’ancien président dénoncer une accusation qualifiée de roman grotesque.

Accusation et défense

L’accusation, représentée par le parquet, a requis une peine de sept ans de prison contre Nicolas Sarkozy le 13 mai 2026. Les avocats de l’ancien président, quant à eux, ont passé la journée à critiquer la version des faits présentée par l’accusation, la qualifiant de roman grotesque et évoquant une prétendue complot visant à le discréditer. Sarkozy lui-même a déclaré, lors de son intervention, qu’il se demande chaque matin s’il retournera en prison, illustrant l’angoisse liée à ce procès. Les débats ont porté sur la crédibilité des preuves et la légitimité des accusations, sans qu’aucune décision ne soit encore rendue.

Ce que ça pourrait changer

Ce procès s’inscrit dans un contexte politique et judiciaire français marqué par des tensions autour des affaires de financement illégal des campagnes électorales. Nicolas Sarkozy, figure majeure de la droite française, est au cœur de plusieurs affaires judiciaires depuis la fin de son mandat en 2012. L’affaire des *financements libyens* est l’une des plus médiatisées, car elle implique des allégations de corruption internationale et de financement occulte d’une campagne électorale. La décision de la cour d’appel de Paris, attendue prochainement, pourrait avoir des répercussions politiques et juridiques majeures en France.

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