VSS : la France en retard sur le droit européen ? / Vers un Royaume-Uni désuni ? / Une histoire de la violence
Résumé
VSS et droit européen
La France est pointée du doigt pour son retard dans la lutte contre les violences sexistes et sexuelles (VSS) par rapport aux standards fixés par le droit européen.
Miléna Dostanic, avocate et doctorante à l’Université de Nanterre, souligne que plusieurs directives européennes imposent aux États membres d’adopter des mesures strictes pour protéger les victimes et sanctionner les auteurs.
Parmi ces obligations, on trouve l’obligation de créer des unités spécialisées dans les forces de l’ordre, de former les professionnels (policiers, magistrats, médecins) et de garantir un accès facilité à la justice pour les victimes.
La France, bien qu’ayant renforcé son arsenal législatif ces dernières années, reste critiquée pour son application inégale de ces règles.
Par exemple, les délais de traitement des plaintes et les taux de condamnation restent inférieurs à ceux observés dans d’autres pays européens comme la Suède ou l’Espagne.
Les associations féministes dénoncent notamment un manque de moyens humains et financiers dans les services dédiés.
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