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Santé mentale : comment lutter contre notre addiction aux écrans (et résister aux sollicitations)

hschlegel· 2 août 2026

Résumé

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Addiction aux écrans

L’article aborde l’addiction aux écrans comme un phénomène de société croissant, touchant tous les âges.

Gérald Bronner, sociologue et auteur de l’ouvrage Apocalypse cognitive (PUF), y partage ses observations et ses méthodes pour limiter cette dépendance.

Il souligne que les écrans captent une part importante de notre temps de cerveau disponible, une expression popularisée par Patrick Le Lay, ancien PDG de TF1, pour désigner le temps que les individus consacrent à la consommation médiatique.

Bronner explique que cette addiction est renforcée par des mécanismes psychologiques et algorithmiques conçus pour capter notre attention, comme les notifications ou les contenus personnalisés.

Selon lui, cette sursollicitation numérique peut nuire à la santé mentale, en générant du stress, de l’anxiété ou une perte de concentration.

L’article mentionne que cette problématique est particulièrement prégnante en 2026, où les écrans occupent une place centrale dans le quotidien.

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Méthodes de résistance

Pour lutter contre cette addiction, Gérald Bronner propose une approche basée sur la discipline et la création d’habitudes contraignantes.

Il explique s’être lui-même imposé des règles strictes pour éviter de succomber aux sollicitations numériques.

Par exemple, il utilise des techniques comme la détox digitale, qui consiste à s’éloigner volontairement des écrans pendant des périodes définies, ou l’activation de modes ne pas déranger sur ses appareils.

Bronner insiste sur l’importance de structurer son temps en réservant des plages horaires sans écran, notamment pour des activités comme la lecture ou les interactions sociales.

Il compare cette démarche à une forme d’auto-discipline philosophique, où l’individu reprend le contrôle de son attention.

L’article souligne que ces méthodes, bien que rigoureuses, permettent de retrouver un équilibre et de réduire l’anxiété liée à la surconsommation numérique.

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Impact sur la santé mentale

L’article explore les conséquences de l’addiction aux écrans sur la santé mentale, un sujet déjà documenté par des études récentes.

Il cite notamment les travaux de Jonathan Haidt, chercheur en psychologie sociale, qui met en garde contre l’augmentation de l’anxiété chez les jeunes générations, nées avec les réseaux sociaux.

Haidt souligne que ces plateformes, en encourageant une comparaison sociale constante et une exposition à des contenus anxiogènes, exacerbent les troubles mentaux.

L’article évoque également les travaux de Pierre-Henri Castel, qui a analysé l’impact de la pandémie sur la santé mentale des jeunes, montrant que leur bien-être dépend largement de leur environnement, y compris numérique.

En 2026, la santé mentale est donc présentée comme un enjeu majeur, lié à la fois aux écrans et aux conditions de vie modernes.

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Solutions philosophiques

Pour Bronner, la résistance aux écrans passe aussi par une réflexion philosophique sur notre rapport au temps et à l’attention.

Il s’inspire de penseurs comme Rousseau, qui prônait un retour à la nature pour se reconnecter à soi-même, ou de concepts comme la slow life, une philosophie de vie visant à ralentir le rythme effréné imposé par la société contemporaine.

L’article suggère que ces approches peuvent aider à retrouver un équilibre, en privilégiant des activités qui favorisent la concentration et la présence à soi, comme la lecture ou les promenades.

Bronner insiste sur le fait que cette résistance n’est pas une simple question de volonté, mais une nécessité pour préserver notre santé mentale dans un monde hyperconnecté.

Il conclut que ces méthodes, bien que exigeantes, sont essentielles pour ne pas laisser les écrans dicter notre temps de vie.

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Public concerné

L’article met en lumière le fait que l’addiction aux écrans ne touche pas uniquement les jeunes, mais aussi les seniors.

Une étude citée dans le texte révèle que les personnes âgées pourraient être plus accros à leurs smartphones que les jeunes générations.

Cette tendance s’explique par l’isolement croissant des seniors, qui trouvent dans les écrans un moyen de combler un vide social ou de maintenir des liens avec leur famille.

Bronner souligne que cette problématique est souvent sous-estimée, alors qu’elle reflète un changement profond dans les habitudes de consommation numérique.

L’article rappelle que, quel que soit l’âge, la lutte contre cette addiction nécessite une prise de conscience individuelle et collective, ainsi que des stratégies adaptées pour limiter l’impact des écrans sur notre quotidien.

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