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Droit

« Il tire les ficelles… » : au procès libyen en appel, le parquet général requiert sept ans de prison contre « l’instigateur » Nicolas Sarkozy

Nouvel Obs : Procès · mis à jour 15 mai

Mercredi, au terme de trois jours d’un réquisitoire sévère, le ministère public a demandé une peine de sept ans de prison à l’encontre de l’ancien chef de l’Etat dans l’affaire des soupçons de financement de sa campagne présidentielle de 2007 par la dictature de Kadhafi. Des réquisitions dans la droite ligne de celles du Parquet national financier en première instance..

Procès libyen en appel

Nicolas Sarkozy, ancien président de la République française, est jugé en appel dans le cadre du procès des financements libyens. Ce procès porte sur des accusations selon lesquelles des fonds auraient été versés par la Libye de Mouammar Kadhafi à la campagne présidentielle de Sarkozy en 2007, en échange de faveurs politiques. La cour d’appel de Paris examine donc les arguments des deux parties : le parquet général, qui représente l’accusation, et la défense de Sarkozy. Ce procès en appel intervient après un premier jugement rendu en première instance, dont les conclusions sont contestées par l’une ou l’autre des parties. La date mentionnée, le 13 mai 2026, correspond à l’une des séances du procès où le parquet a présenté ses réquisitions.

Réquisitions du parquet

Lors de ce procès, le parquet général a demandé une peine de sept ans de prison ferme contre Nicolas Sarkozy, qu’il qualifie d’instigateur présumé des faits reprochés. Une peine de prison ferme signifie que l’accusé devrait purger cette peine en prison sans possibilité de sursis ou d’aménagement. Le terme instigateur désigne ici une personne qui aurait joué un rôle central dans l’organisation ou la planification des agissements illégaux, en l’occurrence le financement présumé de la campagne électorale par des fonds libyens. Le parquet général est une institution judiciaire qui représente l’accusation publique et propose des peines en fonction de la gravité des faits reprochés. Les réquisitions sont les conclusions présentées par le parquet à l’issue de l’instruction et des débats.

Ce que ça pourrait changer

Nicolas Sarkozy est arrivé le premier dans la salle d’audience de la cour d’appel de Paris, comme c’est souvent le cas depuis le début du procès. À la fin des réquisitions du parquet, il est resté dans la salle plus longtemps que les autres prévenus pour discuter avec ses six avocats et ses trois conseillers. Cette scène, décrite comme un *conciliabule improvisé*, montre une réunion informelle où les proches de l’accusé l’écoutaient attentivement, en hochant la tête pour montrer leur accord. Sarkozy aurait pris la parole de manière répétée, ponctuant ses propos de gestes du bras droit, comme s’il était pressé de réagir après avoir écouté les arguments de l’accusation. Les prévenus sont les personnes mises en cause dans une affaire judiciaire, ici accusées d’avoir participé à un financement illégal de campagne.

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