“Quand vous arrivez à Shanghai, le choc culturel est brutal”
À 24 ans, Marta Marin a quitté Barcelone et son travail dans la communication pour devenir mannequin à Shanghai. Sur le site du quotidien “La Vanguardia”, elle raconte les horaires à rallonge, l’obsession de l’efficacité et l’omniprésence de la technologie dans une mégapole “qui ne dort jamais”.
Résumé
Départ vers Shanghai
À 16 ans, Marta Marín, une Espagnole, est repérée par un chasseur de têtes alors qu’elle se promène sur le Passeig Marítim, une promenade du front de mer à Barcelone.
Ce professionnel, dont le rôle est de recruter des talents pour des entreprises, lui propose de devenir mannequin.
Après ses études en marketing et une expérience dans la mode, elle saisit une opportunité professionnelle en Chine.
Elle démissionne de son emploi et quitte l’Espagne pour Shanghai, une mégapole de 30 millions d’habitants, l’une des plus grandes au monde.
Cette décision marque le début d’une nouvelle étape dans sa carrière, bien que le processus de recrutement n’ait pas suivi les canaux traditionnels d’un casting.
Contraste urbain
Shanghai est une ville où les contrastes sont saisissants.
Marta Marín décrit un paysage urbain où les gratte-ciel modernes côtoient des temples bouddhistes et des maisons traditionnelles.
Les étals des vendeurs de rue se trouvent juste à côté des bureaux des grandes entreprises financières, illustrant la coexistence entre tradition et modernité.
Cette diversité architecturale et sociale crée un environnement unique, où le passé et le présent s’entremêlent.
La taille de la ville, avec ses 30 millions d’habitants, amplifie cette impression de démesure et de diversité.
Regards et interactions
Dès son arrivée, Marta Marín remarque que son apparence physique attire l’attention des passants.
Elle a l’impression d’être constamment observée, un phénomène qui peut être déstabilisant pour une personne non habituée.
Certains habitants prennent des photos d’elle sans demander son autorisation, parfois même à distance.
Malgré cela, elle souligne la gentillesse des Shanghaïens.
Même sans parler anglais, ces derniers font des efforts pour l’aider, par exemple en utilisant des applications de traduction sur leur téléphone ou en l’accompagnant jusqu’à sa destination.
Cette attitude reflète une volonté de communication et d’entraide, malgré les barrières linguistiques.
Technologie omniprésente
À Shanghai, la technologie joue un rôle central dans la vie quotidienne.
Dès l’arrivée, les nouveaux arrivants doivent installer une dizaine d’applications indispensables pour accéder aux services de base, comme les transports, les paiements ou la communication.
Ces applications, souvent développées localement, sont devenues incontournables pour se déplacer ou effectuer des transactions.
La ville est également équipée d’un réseau dense de caméras et de dispositifs de surveillance, reflétant une société où la technologie est à la fois un outil de commodité et de contrôle.
L’omniprésence du téléphone portable est un marqueur de cette dépendance technologique.
Rythme de travail intense
Marta Marín évoque un rythme de travail particulièrement soutenu à Shanghai, avec des journées pouvant s’étendre jusqu’à 14 heures.
Les pauses pour manger sont souvent réduites à 15 minutes, et les horaires de 12 heures sont fréquents.
Elle décrit une culture du travail où l’efficacité est primordiale, avec une pression constante pour optimiser chaque minute.
Dès qu’une opportunité se présente pour avancer sur un projet, les équipes n’hésitent pas à prolonger leurs heures.
Ce rythme, parfois appelé horaires 996 (travailler de 9h à 21h, 6 jours par semaine), illustre une organisation du travail exigeante, où la productivité prime sur l’équilibre personnel.
Projets internationaux
Malgré les défis rencontrés à Shanghai, Marta Marín conserve un lien fort avec cette ville, qu’elle décrit comme une métropole dynamique et efficace.
Cependant, elle diversifie désormais ses activités en travaillant également sur des projets à Londres et à Milan.
Cette ouverture internationale lui permet de bénéficier d’opportunités variées tout en gardant un ancrage en Chine.
Son parcours illustre une tendance croissante chez les professionnels expatriés, qui combinent des expériences locales avec des collaborations à l’étranger pour élargir leurs horizons et leurs compétences.
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