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Droit

Démembrement | Revue internationale du patrimoine (2024/1-2 N° 14-15)

Cairn : Droit civil · mis à jour 10 juil.

Pages 1 à 12 | Le démembrement de propriété dans les relations internationales | Jean-Louis Van Boxstael, Gauthier Demeulenaere Pages 13 à 16 | L’usufruit dans un contexte international : unicité de loi ou pluralité de catégories de rattachement ? | Pauline Lachiche Pages 17 à 24 | Réflexions pratiques à propos des constructions par l’usufruitier sur le sol du nu-propriétaire | Fabrice Collard Pages 25 à 42 | Usufruit sur actions : prérogatives des usufruitiers et nus-propriétaires en droit belge | Baudouin Paquot, Cécile Matton.

Revue internationale du patrimoine

La Revue internationale du patrimoine est une publication académique spécialisée dans l'étude des questions juridiques, économiques et fiscales liées au patrimoine. Elle est éditée par Legitech et propose des analyses approfondies sur des sujets comme le démembrement de propriété, un concept central de cette édition 2024/1-2 (N° 14-15). Cette revue s'adresse principalement aux juristes, économistes et professionnels du droit, mais aussi à tout lecteur intéressé par les mécanismes de transmission et de gestion du patrimoine. Le numéro est disponible au format électronique (HTML et PDF) pour un prix de 110,00 € et compte 128 pages.

Démembrement de propriété

Le démembrement de propriété est une technique juridique qui consiste à séparer la propriété d'un bien en deux parties distinctes : l'usufruit et la nue-propriété. L'usufruitier a le droit d'utiliser le bien ou d'en percevoir les revenus (comme un loyer ou des dividendes), tandis que le nu-propriétaire en conserve la propriété juridique et en deviendra plein propriétaire à la fin de l'usufruit (par exemple, au décès de l'usufruitier). Ce numéro de la revue explore les implications de cette pratique dans différents contextes, notamment internationaux et fiscaux. En France, cette stratégie est souvent utilisée pour optimiser la transmission d'un patrimoine entre générations.

Usufruit en contexte international

L'article de Pauline Lachiche, intitulé L’usufruit dans un contexte international : unicité de loi ou pluralité de catégories de rattachement ?, aborde les défis juridiques liés à l'application des lois nationales lorsque des biens démembrés sont situés dans plusieurs pays. Par exemple, si un bien immobilier est détenu en usufruit par une personne résidant en France et en nue-propriété par un héritier en Belgique, quelle loi s'applique ? L'auteure examine si une loi unique doit régir l'ensemble du démembrement ou si chaque aspect (usufruit, nue-propriété) doit être soumis à des règles distinctes. Ce débat est crucial pour éviter les conflits de lois et assurer la sécurité juridique des transactions transfrontalières.

Constructions par l’usufruitier

Fabrice Collard analyse dans son article les réflexions pratiques à propos des constructions par l’usufruitier sur le sol du nu-propriétaire. Lorsqu'un usufruitier construit un bâtiment sur un terrain appartenant au nu-propriétaire, des questions se posent : qui devient propriétaire de la construction ? Qui en assume les coûts ? L'article explore les solutions juridiques possibles, comme la compensation financière ou le partage des droits. Par exemple, si l'usufruitier construit un immeuble locatif, le nu-propriétaire pourrait exiger une indemnisation ou devenir copropriétaire des nouveaux locaux. Ces situations soulèvent des enjeux pratiques et financiers importants pour les deux parties.

Quasi-usufruit en droit français

Rémi Blondelle consacre son article au quasi-usufruit en droit français, un mécanisme juridique où l'usufruitier a le droit de consommer ou de vendre un bien (comme de l'argent ou des titres financiers), tout en devant en restituer la valeur ou l'équivalent à la fin de l'usufruit. Contrairement à l'usufruit classique, qui porte sur des biens non consommables (comme un immeuble), le quasi-usufruit s'applique à des biens fongibles (comme des actions ou des liquidités). L'article détaille les aspects civils, comme les obligations de l'usufruitier, et les aspects fiscaux, notamment les implications en matière de droits de succession ou d'impôt sur le revenu.

Pouvoirs des usufruitiers et nus-propriétaires

Margaux Chabouté explore dans son article la répartition des pouvoirs entre usufruitiers et nus-propriétaires en matière de droits sociaux. Par exemple, si un usufruitier détient des actions d'une société, a-t-il le droit de voter en assemblée générale ? L'article clarifie les limites des droits de chaque partie. En général, l'usufruitier peut percevoir les dividendes, mais le nu-propriétaire conserve certains droits de contrôle, comme la vente des titres. Ces règles visent à équilibrer les intérêts des deux parties, surtout dans des contextes où les droits sociaux sont démembrés, comme dans les successions ou les donations.

Apports à société rémunérés

Henri Leyrat analyse les apports à société rémunérés par des droits démembrés sur les titres sociaux. Cette pratique consiste à apporter à une société des titres (comme des actions) dont la propriété est démembrée (usufruit et nue-propriété). Par exemple, un parent pourrait apporter à une société familiale des actions dont il conserve l'usufruit, tandis que ses enfants en deviennent nus-propriétaires. L'article examine les avantages fiscaux et juridiques de cette stratégie, ainsi que les risques potentiels, comme la dilution des droits des nus-propriétaires ou les conflits entre associés.

Assurance-vie et démembrement

Sophie Gonsard et Pascal Julien Saint-Amand étudient dans leur article l'assurance-vie et le démembrement de propriété du capital décès. Cette stratégie combine les avantages de l'assurance-vie (transmission hors succession, fiscalité avantageuse) avec ceux du démembrement. Par exemple, un contrat d'assurance-vie peut désigner un usufruitier (qui percevra les revenus ou le capital) et un nu-propriétaire (qui deviendra plein propriétaire au décès de l'usufruitier). L'article détaille comment cette approche permet de protéger deux générations simultanément, tout en optimisant la transmission du patrimoine.

Ce que ça pourrait changer

Séverine Ségier compare dans son article la *fiscalité indirecte et les contrats d’assurance-vie* entre la France et la Belgique. Elle examine comment les règles fiscales de chaque pays s'appliquent aux contrats d'assurance-vie démembrés. Par exemple, en France, les droits de succession sur un capital décès peuvent être réduits si le contrat est démembré, tandis qu'en Belgique, les règles sont différentes. L'article met en lumière les stratégies transfrontalières possibles pour optimiser la transmission d'un patrimoine entre les deux pays, tout en respectant les législations locales.

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