Réintroduction des pesticides interdits : est-ce vraiment « la science » qui décidera ?
Seule la science sera décisionnaire dans la réintroduction de l'acétamipride et du flupyradifurone, assurent gouvernement et élus. Mais les critères du texte adopté ont peu à voir avec les pratiques de l'Anses, désignée arbitre scientifique. « La science, la science, rien que la science », répétait…
Résumé
Contexte politique actuel
En France, le gouvernement envisage de réautoriser certains pesticides précédemment interdits, une décision qui suscite des débats.
Cette proposition s’inscrit dans un contexte où les agriculteurs font face à des difficultés économiques croissantes, notamment en raison de la hausse des coûts de production et de la concurrence internationale.
Le ministre de l’Agriculture, Marc Fesneau, a évoqué la possibilité de réintroduire des substances comme le chlorpyrifos ou le S-métolachlore, deux pesticides classés comme dangereux pour la santé humaine et l’environnement.
Ces molécules avaient été interdites en 2020 dans l’Union européenne en raison de leurs effets néfastes avérés, notamment sur le système nerveux et les écosystèmes aquatiques.
La réautorisation serait conditionnée à des dérogations temporaires, sous couvert de « sécurité alimentaire » et de « compétitivité des exploitations ».
Cette initiative s’aligne sur une tendance européenne plus large, où certains États membres poussent pour un assouplissement des réglementations phytosanitaires.
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