Le tsunami de 2011 a réuni deux espèces de poissons séparées depuis 680 000 ans : dix générations plus tard, les hybrides avaient presque perdu tout leur ADN marin
En 2012, plus d’un tiers des épinoches de certaines mares japonaises étaient des poissons hybrides. Dix générations plus tard, leur héritage marin avait presque disparu, éliminé par la sélection naturelle.
Résumé
Deux espèces isolées 680 000 ans
En 2011, un tsunami au Japon a provoqué un phénomène scientifique exceptionnel : il a rapproché deux espèces de poissons, Girella punctata et Girella leonina, séparées depuis environ 680 000 ans.
Ces deux espèces, qui évoluaient dans des environnements distincts, ont été contraintes de cohabiter après le désastre naturel.
Cette séparation de près de 700 000 ans signifie que ces poissons ont suivi des chemins évolutifs indépendants pendant une période extrêmement longue, comparable à l’apparition des premiers humains modernes.
Leur rencontre forcée offre une opportunité unique pour étudier les mécanismes de l’évolution et de l’hybridation entre espèces proches.
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