Coupe du monde de football 2026 : l’animal emblème de votre équipe préférée est-il menacé d’extinction ?
Fennecs d'Algérie, coq français, lions d'Angleterre, du Sénégal ou d'Espagne… Plus de la moitié des 48 équipes qualifiées à la Coupe du monde ont pour symbole une espèce animale ou végétale, selon le recensement du projet scientifique The Wild league. Et plusieurs risquent de disparaître..
Plus de la moitié des 48 équipes qualifiées pour la Coupe du monde 2026 utilisent un animal ou une plante comme symbole, sur leur maillot ou dans leur surnom. Ces emblèmes reflètent des critères esthétiques, culturels ou des valeurs comme la puissance ou l'agilité. Leur popularité s'est amplifiée avec la professionnalisation du sport, qui a favorisé la création de marques et de logos générateurs de revenus.
Le lion, symbole de neuf équipes (Maroc, Sénégal, Angleterre, etc.), est classé «en danger» par l'UICN. En Afrique, ses populations ont chuté de près de 50 % depuis les années 1990, notamment à cause de la chasse et de la perte d'habitat. Certaines sous-espèces, comme le lion de l'Atlas, ont déjà disparu à l'état sauvage. Son utilisation comme emblème illustre un décalage entre symboles européens et réalité écologique africaine.
Treize des espèces symboles des équipes de la Coupe du monde 2026 sont menacées d'extinction. Parmi elles : l'éléphant de savane d'Afrique (Côte d'Ivoire), le léopard d'Afrique (RDC), le tigre de Sibérie (Corée du Sud), le condor des Andes (Équateur) et le faucon sacre (Arabie saoudite). Ces animaux subissent des pressions comme la déforestation, le braconnage ou la dégradation de leurs habitats.
Certaines équipes arborent des végétaux emblématiques, comme la fougère argentée de Nouvelle-Zélande ou la protée d'Afrique du Sud. Cette dernière, ajoutée au springbok après l'apartheid, compte plus de 300 variétés dont la moitié sont menacées. Ces plantes jouent un rôle clé dans les écosystèmes, abritant des insectes et oiseaux spécialisés. Leur disparition pourrait entraîner un effondrement écologique local.
Face à ce constat, des scientifiques ont lancé le projet The Wild League pour sensibiliser les supporters et inciter clubs et fédérations à financer la protection des espèces emblématiques. Une carte interactive recense les symboles animaux et végétaux des équipes sportives, mettant en lumière leur statut de conservation et les menaces qui pèsent sur eux.

