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Montréal prudente sur l’échéancier et les coûts du remplacement de la conduite Atwater

ICI Radio-Canada· 28 juillet 2026
 Montréal prudente sur l’échéancier et les coûts du remplacement de la conduite Atwater

Les travaux sur deux des quatre tronçons à remplacer sont terminés.

Résumé

1

Urgence sur Atwater

La Ville de Montréal a lancé en mai 2026 des travaux d’urgence pour remplacer une conduite d’eau potable sous l’avenue Atwater, dans les arrondissements du Sud-Ouest et de Ville-Marie.

Cette conduite, d’un diamètre de 48 pouces (soit environ 1,2 mètre), est une artère majeure du réseau d’eau potable de la ville.

Ses fils de fer internes, qui assurent sa résistance, étaient gravement corrodés, risquant une rupture imminente.

Les travaux concernent quatre tronçons distincts, dont deux sont déjà terminés.

Le troisième tronçon, entre les rues Saint-Jacques et Notre-Dame, est en cours, tandis que le quatrième, le plus long, doit commencer début août 2026.

Ce dernier passe sous l’autoroute Ville-Marie et relie la rue Saint-Antoine Ouest au boulevard René-Lévesque Ouest.

2

Délais incertains

La Ville de Montréal n’a pas pu donner de date précise pour la fin des travaux, car les responsables, comme Alan DeSousa, soulignent que des surprises peuvent survenir lors des travaux sur des infrastructures vieillissantes.

Initialement, les travaux devaient se terminer fin août ou début septembre 2026, mais des retards sont possibles.

Alan DeSousa a déclaré que si des imprévus apparaissent, la ville prendra le temps nécessaire pour les résoudre.

Cette prudence s’explique par le fait que la conduite, vieillissante, pourrait révéler d’autres problèmes une fois les travaux entamés.

Les responsables ont insisté sur le fait que ces travaux préventifs éviteront des coûts bien plus élevés en cas de rupture de la conduite.

3

Coûts non estimés

La Ville de Montréal n’a pas encore communiqué d’estimation des coûts totaux des travaux.

Alan DeSousa a indiqué qu’un bilan financier serait présenté une fois les travaux terminés.

Cependant, il a souligné que les coûts de ces travaux d’urgence seront bien inférieurs à ceux qu’aurait engendrés une rupture de la conduite, qui aurait pu entraîner des réclamations massives de la part des citoyens.

Sylvain Ouellet, critique de l’opposition officielle en matière d’eau, a estimé qu’un chantier en urgence peut coûter jusqu’à 10 fois plus cher qu’un chantier planifié.

Il a appelé la Ville à investir davantage dans le réseau d’eau, estimant qu’il faudrait 1,5 milliard de dollars par an pendant 10 ans pour remettre les infrastructures en état, alors que Montréal n’investit actuellement que la moitié de cette somme.

4

Nouvelle conduite robuste

Pour remplacer la conduite endommagée, la Ville a dû se tourner vers un fournisseur québécois, car des tuyaux de cette taille (48 pouces de diamètre) ne sont pas stockés en réserve.

La nouvelle conduite est conçue pour être plus résistante : sa plaque de métal centrale est plus épaisse et recouverte d’un enduit protecteur pour limiter la corrosion.

Selon le Service de l’eau de la Ville, cette nouvelle conduite devrait avoir une durée de vie de 100 ans, comme la précédente, qui s’était pourtant détériorée après environ 50 ans de service.

Les responsables espèrent ainsi éviter de nouveaux travaux prématurés.

5

Appel à l’économie d’eau

En parallèle des travaux, la Ville a demandé à 1,2 million de Montréalais dans 16 arrondissements de réduire leur consommation d’eau pour éviter de surcharger le réseau.

L’objectif était de maintenir la consommation quotidienne sous 1,45 milliard de litres.

Depuis le début des travaux, la consommation moyenne a été de 1,22 milliard de litres par jour, ce qui est encourageant.

Cependant, Alan DeSousa a rappelé que des pics de consommation peuvent atteindre 1,6 milliard de litres en été.

Il a félicité les citoyens pour leur réponse, bien qu’une analyse de La Presse ait montré une baisse de seulement 1% dans les jours suivant l’appel.

Il a invité les Montréalais à continuer à économiser l’eau, notamment en évitant de gaspiller lors des tâches quotidiennes comme le brossage de dents ou l’arrosage des pelouses.

6

Rôle des acteurs clés

Plusieurs acteurs jouent un rôle central dans ce projet.

Alan DeSousa, responsable du dossier à la Ville de Montréal, supervise les travaux et communique sur leur avancement.

Claude Pinard, président du comité exécutif, a salué la réponse des citoyens à l’appel à économiser l’eau.

Sylvain Ouellet, critique de l’opposition officielle en matière d’eau, a critiqué le manque d’investissements dans le réseau et a proposé une enveloppe de 1,5 milliard de dollars par an sur 10 ans pour moderniser les infrastructures.

Le Service de l’eau de la Ville est chargé de la conception et de la mise en œuvre des nouvelles conduites.

Enfin, les 1,2 million de Montréalais concernés par la demande d’économie d’eau sont directement impactés par les travaux et les restrictions.

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