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Le registre des accidents du travail bénins, un dispositif méconnu

LégiSocial· 31 juillet 2026

Le registre des accidents du travail bénins, un dispositif méconnu...

Résumé

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Accidents du travail bénins

Tous les accidents survenus dans le cadre professionnel ne sont pas considérés comme graves.

Certains, qualifiés de bénins, n’entraînent ni arrêt de travail ni soins médicaux.

Ces situations, bien que mineures, doivent tout de même être enregistrées par l’employeur dans un registre spécifique.

Contrairement aux accidents graves, ils ne nécessitent pas de déclaration obligatoire à la caisse primaire d’assurance maladie (CPAM).

Cette distinction permet de simplifier les démarches administratives pour les employeurs tout en garantissant une traçabilité des incidents.

Le registre doit être tenu à jour chaque année et conservé pendant 5 ans par l’entreprise.

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Obligation légale du registre

La tenue d’un registre des accidents du travail bénins est imposée par la loi, mais uniquement si l’entreprise remplit trois conditions précises.

D’abord, l’accident doit être qualifié de bénin, c’est-à-dire sans arrêt de travail ni soins médicaux.

Ensuite, l’employeur doit l’inscrire dans un registre dédié, mis à jour annuellement.

Enfin, ce registre doit être conservé pendant 5 ans.

Cette obligation vise à permettre aux autorités de vérifier que les entreprises respectent bien les règles de sécurité et de prévention, même pour les incidents mineurs.

En cas de non-respect, l’employeur s’expose à des sanctions.

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Rôle de la CPAM

La caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) est l’organisme public chargé de gérer les accidents du travail et les maladies professionnelles.

Pour les accidents bénins, l’employeur n’a pas l’obligation de les déclarer à la CPAM, ce qui allège les formalités administratives.

Cependant, la CPAM peut demander à consulter le registre des accidents bénins lors d’un contrôle ou d’une enquête.

Ce registre permet ainsi de prouver que l’entreprise a bien pris en compte ces incidents, même mineurs, dans sa gestion des risques professionnels.

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Consultation du registre

Le registre des accidents du travail bénins n’est pas public, mais certaines personnes y ont accès.

Les représentants du personnel, comme les membres du comité social et économique (CSE), peuvent le consulter sur demande.

Les inspecteurs du travail, lors de leurs contrôles, ont également le droit de le consulter pour vérifier la conformité de l’entreprise.

Enfin, les services de santé au travail peuvent y accéder dans le cadre de leur mission de prévention des risques professionnels.

Ces accès sont encadrés pour garantir la confidentialité des données.

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Avantages pour l'employeur

Pour l’employeur, ce dispositif présente plusieurs avantages.

D’abord, il évite une déclaration systématique à la CPAM pour les accidents bénins, ce qui réduit les formalités administratives.

Ensuite, il permet de mieux suivre les incidents mineurs et d’identifier d’éventuels risques récurrents dans l’entreprise.

Enfin, il contribue à une gestion plus efficace des ressources humaines en limitant les arrêts de travail inutiles.

Cependant, l’employeur doit veiller à tenir le registre à jour et à le conserver pendant 5 ans pour rester en conformité avec la loi.

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