« Peu importe, j’allais vivre ». Un extrait de l’autobiographie d’Assata Shakur
Nous publions un extrait de l’autobiographie d’Assata Shakur, dans laquelle elle raconte ses souvenirs, de son enfance à son exil à Cuba, en accordant une place centrale à son expérience de la prison durant six ans. Comme l’indique l’excellente maison d’édition « Premiers matins de novembre », qui…
Résumé
Violence policière extrême
L’extrait décrit une scène de violence policière brutale et systématique envers Assata Shakur, une militante noire américaine, après un échange de tirs où son compagnon Zayd est tué.
Les policiers, armés et en uniforme, la traînent hors de la voiture, la rouent de coups de poing, de pied et lui braquent une arme sur le visage en hurlant des insultes racistes (« porcs », « salope »).
Ils la menacent de mort (« t’as intérêt à ouvrir ta grande gueule ou je te fais sauter ta putain d’cervelle ») et envisagent de l’achever.
Assata, gravement blessée (son bras semble arraché par une balle, ses poumons en feu), est laissée à l’abandon dans le caniveau avant l’arrivée des secours.
Ces violences illustrent un contexte de répression raciale et politique aux États-Unis dans les années 1970, où les mouvements de libération noire comme la Black Liberation Army (BLA) étaient ciblés par les forces de l’ordre.
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